Mot clé : union européenne
Cap sur Copenhague !
La Conférence de Copenhague s'ouvre aujourd'hui. Jusqu'au 18 décembre, 192 délégations venues du monde entier vont cogiter sur l'avenir de la planète bleue. Ce sommet climatique doit être l'occasion d'apporter des réponses ambitieuses aux défis planétaires posés par les dérèglements du climat. Ils sont nombreux et aucune partie du globe ne peut se permettre de les ignorer. Problème global qui appelle une solution globale, la communauté internationale a "12 jours pour changer notre monde"
Pour saisir les enjeux de ce sommet historique, Touteleurope propose un dossier spécial qui revient sur les dispositifs européens de lutte contre le changement climatique (paquet énergie-climat...). L'Union européenne joue en effet un rôle de premier plan dans le combat contre le réchauffement du climat. Avec "Le Mag vert, cap sur Copenhague", découvrez et comprenez également les enjeux de ces négociations, et, en particulier, les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (Mag vert numéro n°1), la question de l'aide aux pays en développement dans l'adaptation au changements climatiques (Mag vert n°2), et enfin les coulisses et résultats des négociations (Mag vert n°3).
Retrouvez enfin une animation pour comprendre l'impact des émissions de CO2 et un quizz pour tester vos connaissances. Cap sur Copenhague !
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La Toile européenne soutient les femmes
"Nous aurions l'air un peu ridicules si nous ne parvenions pas à nommer une femme". Ces propos tenus par Alexander Stubb, le ministre finlandais des Affaires étrangères, relaient un malaise grandissant en Europe : celui de ne voir aucune femme occuper le devant de la scène (européenne). Les dernières tendances donnent deux hommes gagnants pour le ticket "président du Conseil européen, Haut représentant", les deux nouveaux postes du traité de Lisbonne. A l'heure de la parité, ce tableau masculin passe mal dans certaines capitales et au Parlement européen.
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Europe is wasting its "Obama Moment"
Les Européens sont en train de perdre Obama. C'est ce qui ressort des conclusions d'un rapport intitulé "Towards a post-American Europe : A Power Audit of EU-US Relations" publié, lundi dernier, par le think tank "The European Council on Foreign Relations". Les deux auteurs du document n'y vont pas par quatre chemins. Selon le Britannique Nick Witney, ancien directeur de l'Agence européenne de défense, et l'Américain Jeremy Shapiro, chercheur à la Brookings institution, les Européens se dispersent inutilement à Washington et entretiennent une relation "fétichiste et infantile" à l'égard des Etats-Unis. Une attitude qui exaspère l'Oncle Sam à l'heure où les Etats-Unis cherchent à s'appuyer sur des alliés crédibles.
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Outre-Rhin, la nouvelle configuration conservateurs/libéraux devrait avoir des répercussions sur la politique européenne de l'Allemagne. Avec le retour aux affaires des libéraux, l'on peut en effet s'attendre à plus de marché, moins d'interventionnisme mais aussi plus d'Europe dans les discours et dans les actes.
Guido Westerwelle, le leader du FDP, devrait normalement obtenir le
poste de ministre fédéral des affaires étrangères. Et il pourrait être tenté de marcher sur les pas de son illustre prédécesseur,
Hans-Dietrich Genscher. Un Européen convaincu et un partisan du pilier
franco-allemand pour la conduite des affaires européennes.
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EDITO. Tensions dans l'Union
"L'Europe, c'est d'abord la paix". Les dirigeants slovaques et hongrois devraient méditer cette phrase prononcée jeudi dernier par Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, à l'occasion de la dernière conférence annuelle des ambassadeurs à Paris.
Le projet européen porte en effet l'une des plus belles réalisations jamais accomplies sur un continent marqué pendant des siècles par les conflits dévastateurs et meurtriers : la pacification des relations interétatiques par le biais du droit. L'Union européenne incarne ainsi depuis plus de 50 ans ce mode de règlement des conflits. Pour M. Lellouche, "la machine européenne est d’abord une machine à fabriquer de la paix, de la démocratie et de la prospérité."
Pourtant, ces derniers mois, il semble que deux Etats membres de l'Union aient délaissé le language mesuré de la diplomatie pour une rhétorique guerrière rappelant des séquences de l'histoire européenne que l'on aimerait ne plus jamais avoir à commenter. A l'origine du regain de tensions, une loi linguistique entrée en vigueur en Slovaquie le 1er septembre qui interdit dans les services publics le recours à d'autres langues que le slovaque, sous peine d'amendes pouvant aller jusqu'à 5.000 euros. Pour Budapest, ce texte vise directement la minorité hongroise forte de 500.000 à 600.000 habitants, soit environ 10% de la population slovaque.
Cette loi alimente surtout le discours du parti nationaliste SNS entré au gouvernement slovaque de Robert Fico en 2006. Les ressentiments historiques anti-hongrois sont en effet fortement mobilisés dans la rhétorique de son leader, Jan Slota. Il fut au coeur, notamment, de la polémique raciale qui opposa les deux pays il y a 3 ans.
Face à de tels incidents, l'Union doit rester vigilante. Si l'Europe, c'est la paix, il ne faut pas non plus oublier les mots prononcés par François Mitterrand au Parlement européen en 1995 : "le nationalisme, c’est la guerre ! La guerre ce n’est pas seulement le passé, cela peut être notre avenir, et c’est vous, Mesdames et Messieurs les députés, qui êtes désormais les gardiens de notre paix, de notre sécurité et de cet avenir !"
Aux eurodéputés d'intervenir maintenant.
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Thierry Chopin enseigne les questions européennes au Collège d'Europe
et à Sciences Po. Il revient pour Touteleurope.fr, sur les résultats
des dernières élections européennes. Nouvel équilibre politique du
Parlement, malaise de la social-démocratie, le directeur des études de
la Fondation Robert Schuman tire les leçons de ce scrutin mal-aimé.
Extraits.
Touteleurope : Quel bilan tirez-vous du scrutin de juin 2009 ?
Thierry Chopin : Il
convient de dire d’abord un mot sur la question de la faiblesse de la
participation. Sur ce point, les dernières élections européennes de
juin 2009 ont été caractérisées en effet à nouveau par une forte
abstention (43% en moyenne au sein de l’Union européenne). Au risque de
surprendre, si ce niveau de participation n’est certes pas
satisfaisant, il n’est pas catastrophique.
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Les 14 Vice-présidents et les 5 questeurs, tous membres du Bureau, ont ainsi été désignés. Parmi eux, aucun député de l'Hexagone. Dans cet organe chargé de toutes les grandes décisions administratives relatives au fonctionnement du PE, les Français ne seront pas représentés. Une première.
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José Manuel Barroso peut commencer à s'inquiéter. Il ne sera pas reconduit pour un second mandat au Berlaymont, comme il l'escomptait, le 15 juillet prochain lors de la session inaugurale du nouveau Parlement européen. La présidence suédoise n'a pas voulu affronter les eurodéputés qui s'opposent majoritairement à une reconduction estivale. Stockholm a donc décidé de reporter la décision finale à l'automne. Le temps de laisser les spéculations sur de nouvelles candidatures hanter les nuits du candidat portugais.
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Web-présidence en vue pour la Suède
La Suède se prépare à exercer la présidence du Conseil de l'Union européenne. Le passage de relais s'effectuera le 1er juillet prochain avec la République tchèque qui assurait, jusque-là, le service minimum depuis la chute du gouvernement Topolanek.
La réputation des Suédois n'est plus à faire en matière de gestion des affaires européennes. En 2001, pour sa première présidence de l'Union, ce pays nordique avait réussi un parcours sans faute tant sur le fond que sur la forme. L'environnement, l'élargissement et l'emploi étaient à l'honneur et c'est sûrement l'action déterminée de Stockholm qui avait permis d'avancer sur les problématiques écologiques.
C'est également sur la forme que les Scandinaves avaient été innovants et efficaces. Le site de la présidence suédoise avait réalisé des scores d'audience en axant sa communication sur le web. "eu2001.se" avait reçu plus de 600 000 visites - un record à l'époque - et avait organisé des conférences de presse retransmises en direct sur le site. Précurseur.
Pour sa deuxième présidence, la Suède entend, à nouveau, utiliser toutes les ressources de la Toile pour assurer une visibilité efficace de son action. Le logo a été dévoilé il y a trois mois et la V.2 du site - "se2009.eu" - est opérationnelle depuis une semaine.
Mais la Web-présidence ne s'arrête pas là. Pour optimiser leur présence sur le Web, les responsables scandinaves misent en effet sur l'utilisation active de Twitter. Le concept - "l'Union européenne en 140 caractères" - est animé par une escouade de jeunes fonctionnaires chargée de "twitter", pendant six mois, les initiatives et les actions de la diplomatie suédoise.
Après avoir envoyé un pirate au Parlement européen, la Suède convertit le Conseil au Web 2.0.
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