Mot clé : Traité de Lisbonne
Après la ratification par la France du Traité de Lisbonne, les sites qui avaient tenté de ranimer sur le Net le souffle de la campagne de 2005 contre le TCE, continuent de manifester leur profond désaccord devant la procédure employée. Les espoirs de certains "nonistes" semblent désormais se porter sur le référendum irlandais qui aura lieu au printemps.
Pour ATTAC, "l’Irlande, seul pays à organiser un référendum, peut encore mettre un grain de sable dans le mécanisme". Bellaciao, site carrefour des "nonistes de gauche", publie le témoignage d'une militante de retour d'Irlande, où elle a participé à un meeting d'opposition au nouveau traité européen : "J'ai insisté sur notre espoir, en tant que français, de voir, à travers leur expression démocratique, s’exprimer tous les autres peuples brutalisés par les procédures de ratification parlementaires. Ils en ont conscience." Une autre militante suggère de se rendre dans les pubs irlandais pour tenter de convaincre les électeurs potentiels de rejeter ce texte.
Dans un commentaire posté sur le blog de Jean Quatremer,"noncnon" poursuit : "La presse locale semble plus critique là-bas et les sondages montrent pour l'instant que 25 % des gens ont l'intention de voter oui, 10% non et le reste ne sait pas. Tous les espoirs sont donc permis". Sur le même billet, "orsio" abonde dans son sens : "Le seul espoir pour sauver l'Europe de la dictature bruxelloise est que les irlandais votent non à ce pseudo-traité"
Circule également sur la Toile le témoignage du journaliste irlandais Vincent Browne, qui relate dans un article du Sunday Business Post sa difficulté à se procurer un exemplaire du traité de Lisbonne. Une information reprise notamment par l'Observatoire de l'Europe après le non, proche du groupe souverainiste Indépendance et Démocratie, et le Collectif du 29 mai, site classé à gauche.
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Dimanche 10 février, le journaliste strasbourgeois Daniel Riot faisait part sur son blog Relatio de cette "confidence d'un habitué de l'Elysée: Sarkozy est furieux que le traite de Lisbonne qui sauve l'Europe ait été ratifié dans l'indifférence générale". Il n'est pas certain que l'intervention radiotélévisée du Président dimanche 10 février ait rencontré davantage d'écho sur la Toile.
Une mesure comparée du "buzz" provoqué par les aléas de David Martinon à Neuilly et par l'intervention de Nicolas Sarkozy sur l'Europe montre que cette allocution est passée au second plan sur la blogosphère. On constate même que l'intervention du Président n'a pas entraîné beaucoup de bruit supplémentaire par rapport à la normale mesurée ces deux derniers mois :


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Les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles ont adopté hier
la révision constitutionnelle, préalable à la ratification
du traité de Lisbonne.
Jean Quatremer salue cette étape : "ça n'a pas fait un pli : par 560
voix contre 181". Néanmoins, ce qu'il retient de ce vote c'est le fait
que "les socialistes n'ont majoritairement pas respecté la consigne
d'abstention". Pour le journaliste de Libération, cela "pose la question de la légitimité de la
direction". Quant aux mobilisations à l'extérieur du Congrès on ne
peut pas parler de "mobilisation d'ampleur" malgré l'appel à
manifestation de la LCR, LO, PCF, Attac et Sud.
JP sur Bellaciao impute la totale responsabilité de l'échec de cette
manifestation au PS : "il va falloir que le peuple, s'il en est encore
temps, prenne des sanctions contre ce parti", rappelant au passage que
les élections municipales ont lieu dans quelques mois.
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Les députés ont adopté hier la révision constitutionnelle nécessaire à
la ratification par la France du Traité de Lisbonne. Une fois encore,
les commentaires sur la Toile portent pour la plupart sur la
"confusion" qui caractérise la position du PS vis-à-vis de la
construction européenne.
Sur son site internet, l'hebdomadaire Marianne tente de décrypter, sur
un ton humoristique, la position du PS sur le Traité de Lisbonne :
"vous ne comprenez rien aux débats socialistes autour du nouveau texte
européen ? Rassurez-vous : eux non plus !" Selon que l'on soit pour ou
contre le Traité de Lisbonne, pour ou contre la procédure de
ratification par voie parlementaire, faut-il voter oui, non, ou encore
s'abstenir concernant cette révision constitutionnelle ? Telle est la
question qui fait débat au PS.
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La cérémonie de signature du Traité de Lisbonne (source : Commission européenne), partie 1/2 :
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Samedi 15 décembre 2007, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, était l'invité du Rendez-vous des politiques de France Culture.
Il a bien évidemment été question du traité modificatif, ou Traité de Lisbonne, signé le 13 décembre dernier. Il a aussi été question de
l'avenir de l'UE : présidence française de l'UE, élargissements, défense commune ...
Il est possible d'écouter l'émission en ligne ou de la télécharger en s'abonnant gratuitement au podcast de cette
émission hebdomadaire.
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Le 13 décembre le Traité de Lisbonne était signé (voir aussi le dossier Touteleurope.fr) par les chefs d'Etat
et de gouvernement des 27. La veille, la Charte des droits fondamentaux
était adoptée solennellement au Parlement européen. Les réactions sur
la Toile laissent transparaître la colère des anciens "nonistes", mais
également beaucoup de regrets chez les commentateurs attachés à la
construction européenne.
CaféBabel a interrogé Enrique Baron Crespo sur le rôle de l'assemblée
européenne dans cette séquence. "Le Parlement s'est sacrifié comme tout
le monde" explique l'eurodéputé espagnol, en regrettant notamment que
celui-ci n'ait pas eu davantage son mot à dire dans les débats
concernant le Traité modificatif. Il assure néanmoins que les
"modalités de participation du Parlement à la CIG de 2007 ont été
renforcées".
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Europolitic' show
Nicolas Voisin, l'animateur du PoliTIC' show, qui s'est illustré l'année dernière par de longues interviews des candidats à l'Elysée, a décidé de donner la parole à des opposants au futur Traité de Lisbonne.
Le blogueur, qui rappelle "avoir personnellement milité pour le oui au referendum", se dit aujourd'hui "curieux et insatisfait du traitement médiatique de ce 'passage en force' et des positions actuelles des (ex) candidats à la présidentielle". Il s'est donc proposé de rencontrer "autour d'un café" Benoît Hamon, Jean-Pierre Chevènement, Jean-Luc Mélenchon, mais aussi Nicolas Dupont Aignan, qui ont tous affiché leur opposition au nouveau traité.
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Le Parti socialiste français peine à produire une position commune sur le traité réformateur (ou "simplifié"), adopté le 19 octobre dernier à Lisbonne. Profondément divisé sur le projet de Constitution en 2005, le PS voit ses dirigeants s’opposer à nouveau sur le texte censé sortir l’UE de l’impasse institutionnelle. Pour Nicolas Domenach dans Marianne, cité le 23 octobre sur le site du "Collectif du 29 mai", le traité réformateur est, pour le PS, un "maxipiège".
"Chez Nico" on s'interroge sur les options du PS quant à la position à tenir vis-à-vis du traité réformateur. Car "si le traité est simplifié, la situation au PS ne l'est pas", "tant le souvenir de la guerre civile de 2004/2005 est encore vif".
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