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PS : les listes de la discorde
La publication, le 28 février dernier, des listes du Parti socialiste pour les élections européennes a donné lieu à de nombreux commentaires sur le web, dont la teneur est bien résumée par Eurojunkie et Jean Quatremer.
Principale critique adressée au parti d'opposition : dans la nomination de ses candidats éligibles, le PS a privilégié la représentation équitable de ses courants, au détriment des députés européens sortants considérés comme les plus compétents.
Le site Rue 89 risque fort de relancer la polémique en publiant aujourd'hui une enquête au titre sans équivoque : "le Parti socialiste récompense les fainéants". Evoquant d'entrée la "fronde" menée par le Maire de Lyon Gérard Collomb (notamment depuis son blog, où il appelle à un remaniement des listes), le journaliste Julien Martin explique qu'il a cherché à départager les protagonistes de cette nouvelle bataille interne en réalisant un "classement des députés européens socialistes sortants".
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Il était aux côtés de Michel Rocard dans son combat de parlementaire européen pour la défense des libertés numériques. Aujourd'hui, François Pellegrini, docteur en informatique, souhaite à son tour endosser les habits du politique en visant une place sur une liste du Parti socialiste pour les élections européennes. S'il se défend d'être le "candidat des geeks", François Pellegrini justifie sa décision par l'importance qu'auront les questions liées à l'Internet en Europe dans les années à venir. Il s'en explique dans un entretien à eToile.
Qu'est-ce qui motive votre décision de vous présenter aux élections européennes ?
Plusieurs sentiments mêlés : la perte, le danger, l'espoir. La perte : le départ de Michel Rocard du Parlement européen est l'occasion de pointer l'importance cruciale du Parlement Européen comme gardien de nos libertés, au moment où certains gouvernements nationaux (dont celui de la France) s'appuient sur des assemblées aux ordres pour faire voter des textes d'une portée liberticide considérable.
C'est le Parlement européen qui a rejeté la brevetabilité logicielle, grâce au travail de Michel Rocard, rapporteur en deuxième lecture, alors que les exécutifs nationaux, majoritairement désinformés par leur offices de brevets, étaient en sa faveur.
C'est le Parlement européen qui a voté à près de 90% l'"amendement Bono", qui rappelle que l'on ne peut attenter aux libertés fondamentales des individus sans décision de justice. Un principe tellement évident que M. Sarkozy a personnellement écrit à M. Barroso pour que la Commission européenne censure cet amendement. Pourquoi ? Parce que la fameuse "riposte graduée" que les industries culturelles amies de M. Sarkozy veulent installer en France est justement contraire à ce principe, puisqu'il s'agit de bannir des familles entières d'Internet sans procès équitable ni possibilité de prouver son innocence.
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Le Parti socialiste européen (PSE) a décidé de consulter ses militants et sympathisants en vue des élections européennes de juin 2009. Lancée en septembre 2007, l'opération, baptisée Yourspace, s'échelonnera jusqu'au 1er juillet 2008.
L'objectif de cette initiative originale (aucun autre parti européen n'a encore fait de même) est d'élaborer le contenu d'un programme commun, qui aurait pour ambition d’unir les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d’Europe. Sur la base de la consultation, un programme sera élaboré puis voté en novembre 2008 par le Conseil du PSE, qui réunit les représentants des partis nationaux membres.
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Les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles ont adopté hier
la révision constitutionnelle, préalable à la ratification
du traité de Lisbonne.
Jean Quatremer salue cette étape : "ça n'a pas fait un pli : par 560
voix contre 181". Néanmoins, ce qu'il retient de ce vote c'est le fait
que "les socialistes n'ont majoritairement pas respecté la consigne
d'abstention". Pour le journaliste de Libération, cela "pose la question de la légitimité de la
direction". Quant aux mobilisations à l'extérieur du Congrès on ne
peut pas parler de "mobilisation d'ampleur" malgré l'appel à
manifestation de la LCR, LO, PCF, Attac et Sud.
JP sur Bellaciao impute la totale responsabilité de l'échec de cette
manifestation au PS : "il va falloir que le peuple, s'il en est encore
temps, prenne des sanctions contre ce parti", rappelant au passage que
les élections municipales ont lieu dans quelques mois.
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Les députés ont adopté hier la révision constitutionnelle nécessaire à
la ratification par la France du Traité de Lisbonne. Une fois encore,
les commentaires sur la Toile portent pour la plupart sur la
"confusion" qui caractérise la position du PS vis-à-vis de la
construction européenne.
Sur son site internet, l'hebdomadaire Marianne tente de décrypter, sur
un ton humoristique, la position du PS sur le Traité de Lisbonne :
"vous ne comprenez rien aux débats socialistes autour du nouveau texte
européen ? Rassurez-vous : eux non plus !" Selon que l'on soit pour ou
contre le Traité de Lisbonne, pour ou contre la procédure de
ratification par voie parlementaire, faut-il voter oui, non, ou encore
s'abstenir concernant cette révision constitutionnelle ? Telle est la
question qui fait débat au PS.
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Un Comité national pour un référendum
Avant même l'accord du 19 octobre dernier, les anciens "nonistes" avaient fait entendre leurs critiques vis-à-vis du traité réformateur. Ils mettent notamment en cause la volonté du Président de la République de faire ratifier le texte par voie parlementaire. Diverses initiatives avaient alors vu le jour, sous l'impulsion notamment du Collectif du 29 mai, afin de réclamer un nouveau référendum. La principale pétition lancée à l'occasion a recueilli à ce jour un peu plus de 15 000 signatures. Une autre pétition, lancée par des "socialistes pour un référendum sur le nouveau traité européen", compte un peu plus de 600 réponses.
Afin d'unifier ce mouvement, un Comité national pour un référendum (CNR) a récemment été créé à l'initiative de Marc Dolez et Jean Luc Mélenchon. Leur mot d'ordre : "l'organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. […] Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum". Plus de 28 000 "citoyens ont déjà signé [cet appel] pour demander un référendum".
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Le Parti socialiste français peine à produire une position commune sur le traité réformateur (ou "simplifié"), adopté le 19 octobre dernier à Lisbonne. Profondément divisé sur le projet de Constitution en 2005, le PS voit ses dirigeants s’opposer à nouveau sur le texte censé sortir l’UE de l’impasse institutionnelle. Pour Nicolas Domenach dans Marianne, cité le 23 octobre sur le site du "Collectif du 29 mai", le traité réformateur est, pour le PS, un "maxipiège".
"Chez Nico" on s'interroge sur les options du PS quant à la position à tenir vis-à-vis du traité réformateur. Car "si le traité est simplifié, la situation au PS ne l'est pas", "tant le souvenir de la guerre civile de 2004/2005 est encore vif".
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Sauf surprise, le Traité réformateur ou "simplifié" devrait être adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement réunis à Lisbonne ce jeudi. Certains anciens "nonistes" fourbissent déjà leurs armes pour lutter contre l'adoption de ce texte, qu’ils considèrent comme un décalque du traité constitutionnel rejeté par les Français en mai 2005.
Samedi, le Collectif du 29 mai a relayé sur son site un "appel unitaire sur le traité européen dit 'simplifié'" signé par plusieurs partis et associations impliqués dans la campagne de 2005 (ATTAC, Fondation Copernic, LCR…). Fruit de la "diplomatie secrète", le nouveau traité confirmerait "l’orientation néo-libérale de la construction européenne (…) en contradiction avec les aspirations des peuples". Les signataires de cet appel annoncent "pour fin novembre/début décembre" le lancement d'une "initiative publique large" destinée à exiger un référendum sur ce traité.
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Un référendum sur le traité simplifié ?
La volonté de Nicolas Sarkozy de faire ratifier le futur traité
européen par voie parlementaire serait-elle compromise par la
composition de la nouvelle Assemblée ?
Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon, l'une des figures du "non" de gauche, retranscrit une interview accordée à Marianne 2007.fr
au lendemain du second tour des législatives : ''"Pour que le
mini-traité soit adoptable par voie parlementaire, comme le souhaite
Nicolas Sarkozy, il faut une modification de la Constitution. (…) Or
pour cela, il faut un vote ratifié par une majorité des 3/5ème du
Parlement". Avec plus de 200 sièges, l'opposition serait donc "en
situation – au minimum d'imposer une discussion au gouvernement – au
maximum d'obliger la droite à opérer par scrutin référendaire"''.
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