Mot clé : Commission
Fronde anti-Barroso sur le web
Une campagne plutôt virulente commence à prendre de l'ampleur sur la Toile : "Anyone but Barroso, Tout sauf Barroso". Le président de la Commission en prend pour son grade, devant cette levée de boucliers virtuels.
Les internautes à l'origine de cette campagne tirent deux constats pour justifier leur opposition à un second mandat de José Manuel Barroso : "trois pays ont voté ‘non’ dans des référendums récents sur les questions européennes" et "l'UE vit une crise de confiance, une crise d'identité".
Les opposants au dirigeant européen ont multiplié les relais sur Internet en créant un site, une pétition en ligne, un blog, mais aussi un groupe Facebook qui compte aujourd’hui 617 membres.
Le message a assez vite été repris sur le net, avec notamment un post sur le blog de Jean Quatremer, qui assurait à « ces jeunes gens » « toute sa sympathie », regrettant que le PSE soit incapable de proposer un autre candidat.
C’est d’ailleurs une question soulevée par une autre pétition en ligne « Who is your candidate ? », qui appelle les partis politiques européens à désigner leur propre candidat au poste de président de la Commission pour les élections européennes de juin 2009.
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Si la Commission européenne n’a pas cédé le mois dernier aux demandes de retrait de l’amendement 138 formulées par le Président français, Nicolas Sarkozy, le Conseil, lui, s’est en revanche plié aux désirs de sa présidence de voir retirer l’article qui l’empêchait de mettre en place la "riposte graduée" dans le cadre du projet de la loi Création et Internet.
Guy Bono, l’eurodéputé à l’origine de l’amendement, présenté conjointement avec Daniel Cohn-Bendit, a donc pris une douche froide. Alors qu’il nous exprimait, dans une interview le mois dernier, sa satisfaction de voir la Commission maintenir ce fameux amendement, il s’insurge aujourd’hui contre ce qu’il aurait nommé "de petits arrangements entre amis", et ajouterait, selon le site Ecrans, "le Conseil, à l’image de Nicolas Sarkozy, donne une piètre image de la démocratie européenne".
Rappelons qu’au Parlement européen cet amendement avait été voté à 88 % par les eurodéputés.
[Sources : Ecrans]
[eToile - Hadopi : quand la Commission dit non à Nicolas Sarkozy]
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