Mot clé : Barroso
C'était au début de l'été. Alors que M. Barroso se voyait opposer une fin de non-recevoir pour sa reconduction estivale, Daniel Cohn-Bendit lançait l'idée d'une candidature alternative, celle du Premier ministre français, François Fillon. Jugée peu probable alors, elle avait tout de même suscité une réaction "intriguante" de l'ambassadeur suédois à Paris, Gunnar Lund :
"La position de la présidence suédoise est simple, c'est M. Barroso qui a été choisi par le Conseil européen, nous souhaitons sa reconduction. Si jamais on se trouve dans une situation où il faut lancer une autre candidature donc d'autres noms, François Fillon apparait comme un homme de très grande qualité qui pourrait être un président de la Commission européenne très impressionnant".
Sommes-nous arrivés dans cette "situation" ?
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Vers un régime parlementaire
Cette annonce de M. Buzek intervient après que M. Barroso a remis, hier, aux sept groupes du Parlement un document de 49 pages que l'on peut qualifier de programme politique pour la nouvelle mandature. Mis en demeure cet été par les libéraux, les socialistes et les verts, de prendre en considération la volonté des parlementaires nouvellement élus, M. Barroso s'est exécuté. Quelle que soit l'issue du vote, une chose est sûre : l'assemblée est en train de refaçonner la nature du régime politique européen vers un modèle parlementaire.
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Barroso : soutien officiel tardif du Conseil
Dans un premier temps, les Etats s'étaient contentés, en juin dernier, d'un simple appui politique à cette candidature, les europarlementaires devant valider en juillet cette "recommandation" des Etats. Mais cette procédure semble avoir quelque peu irrité les parlementaires qui ont ainsi obligé la présidence à reporter l'investiture à l'automne.
Selon le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfeldt, le vote devrait finalement avoir lieu le 16 septembre prochain. Durant ce laps de temps, le Parlement compte bien auditionner le futur patron de la Commission européenne et affirmer sa mission de contrôle politique de l'exécutif bruxellois. Guy Verhofstadt a déjà fait savoir à M. Barroso qu'il attendait de lui qu'il rende public son programme. Le Conseil peut regretter son soutien a minima du mois de juin. Les parlementaires ont en effet recouru aux astuces de procédure pour faire jouer pleinement leur rôle d'arbitre.
D'ores et déjà, la future Commission se retrouve prise en tenaille entre les deux organes législatifs de l'Union. Et dans le nouveau rapport de force qui se structure, Barroso, s'il venait à être désigné, est considérablement affaibli.
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Opération séduction pour José Manuel Barroso
Attaqué de toutes parts en France, traité de zombie par François Bayrou, d'ultra-libéral par à peu près tout le monde, le Président de la Commission européenne sort de son silence à deux semaines des élections européennes pour défendre son bilan et préparer les esprits à sa reconduction annoncée.
Dans la foulée de son entretien accordé à plusieurs journaux européens, dont le Monde, José Manuel Barroso a répondu aux questions des internautes de Touteleurope.fr et des lecteurs de Metro International :
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Barroso écoute et promet de tenir compte
Depuis deux jours, on peut tout dire au Président de la Commission européenne sur tellBarroso.eu. Grâce à cette initiative conjointe du Centre for European Studies et du Parlement européen, les internautes peuvent s'adresser à José Manuel Barroso pour lui indiquer en quelques lignes les domaines dans lesquels ils souhaitent que l'UE agisse en priorité.
S'il est louable pour un dirigeant d'être à l'écoute de ses concitoyens, l'exercice laisse quelque peu perplexe. On sent que les concepteurs de cette opération n'ont pas su choisir entre le sondage en ligne et la confrontation directe sur le mode du tchat, à laquelle on pense immédiatement en lisant l'intitulé de l'opération et en voyant sur le site la photo du Président de la Commission souriant, en bras de chemise.
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A Touteleurope, on s'est demandé si une telle mobilisation en ligne serait un jour possible à l'occasion d'un scrutin européen. Pour avoir un avis éclairé sur cette question, nous nous sommes tournés vers le britannique Jon Worth, l'un des précurseurs d'une blogosphère européenne en gestation.
Quel sera le rôle d'Internet lors des prochaines élections européennes ?
Internet jouera certainement un rôle – celui-ci augmente lors de chaque élection en Europe, que ce soit au niveau local, national ou européen. Mais 2009 ne devrait pas représenter un grand tournant.
Certains candidats accorderont un rôle central aux nouvelles technologies dans leur campagne, réalisant que l'usage d'Internet est le moyen le plus facile et le plus rapide d'atteindre un grand nombre de personnes. Cependant, ni les partis politiques européens ni les partis nationaux n'auront la possibilité de faire un usage intéressant d'Internet : les financements pour les campagnes européennes sont bien trop faibles.
En Europe, nous en sommes toujours au stade où Internet est d'abord vu comme un outil pour animer son réseau et motiver ses supporters, plutôt qu'un moyen de recruter de nouveaux soutiens.
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Fronde anti-Barroso sur le web
Une campagne plutôt virulente commence à prendre de l'ampleur sur la Toile : "Anyone but Barroso, Tout sauf Barroso". Le président de la Commission en prend pour son grade, devant cette levée de boucliers virtuels.
Les internautes à l'origine de cette campagne tirent deux constats pour justifier leur opposition à un second mandat de José Manuel Barroso : "trois pays ont voté ‘non’ dans des référendums récents sur les questions européennes" et "l'UE vit une crise de confiance, une crise d'identité".
Les opposants au dirigeant européen ont multiplié les relais sur Internet en créant un site, une pétition en ligne, un blog, mais aussi un groupe Facebook qui compte aujourd’hui 617 membres.
Le message a assez vite été repris sur le net, avec notamment un post sur le blog de Jean Quatremer, qui assurait à « ces jeunes gens » « toute sa sympathie », regrettant que le PSE soit incapable de proposer un autre candidat.
C’est d’ailleurs une question soulevée par une autre pétition en ligne « Who is your candidate ? », qui appelle les partis politiques européens à désigner leur propre candidat au poste de président de la Commission pour les élections européennes de juin 2009.
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