Le chien de Poutine bientôt sanctionné par l’UE

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Poisson d’avril ? Même pas. L’Union européenne et la Russie se regardent en chiens de faïence depuis le début de la crise ukrainienne. Et après avoir eu un mal de chien à se décider à sanctionner quelques premières personnalités russes et ukrainiennes proches de Vladimir Poutine, les Européens planchent sur la centaine de prochaines cibles en cas de nouvelle dégradation de la situation. La prochaine cible ? Le toutou de Vladimir Poutine !

En effet, le labrador noir de 14 ans prénommé Koni – également connu sous le nom de Connie Paulgrave – pourrait bien subir les foudres de l’UE si son maître persiste à vouloir bouger ses pions en Ukraine, alors que la présence militaire russe se fait de plus en plus forte dans la péninsule criméenne. Son tort : « avoir participé activement aux procédures de décision du Président de la Fédération de Russie en ce qui concerne le déploiement des forces russes sur le territoire souverain ukrainien ». S’exposant à un gel de son visa et de ses actifs, Koni serait le premier animal de compagnie à illustrer les provisions du traité de Lisbonne qui permettent de viser des membres de la famille d’un dirigeant pour accentuer la pression mise sur lui.

C’est le quotidien EUObserver qui révèle cette information, au premier abord anecdotique, mais assez pertinente si l’on en croît l’histoire des animaux de compagnie dans la stratégie diplomatique du dirigeant russe.

Le chien est devenu en quelque sorte l’avatar de M. Poutine depuis quelques années déjà. Souvenez-vous en 2010 : le voilà de retour de Bulgarie où il vient de conclure un accord concernant le gazoduc South Stream et il ramène dans ses bagages un chiot. Mais insatisfait du nom déjà donné à l’animal, il lance une pétition sur son site officiel et appelle les Russes à le rebaptiser.

De plus, le dirigeant russe admet lui-même le rôle diplomatique de son compagnon actuel lorsqu’en 2007 il déclare à la presse : « j’essaye de consulter mon chien Koni et elle me donne de bons conseils ». Le conseiller politique à quatre pattes possède d’ailleurs, comme toute personnalité qui se respecte, sa propre page Wikipédia.

Mme Merkel – cynophobe depuis qu’elle s’est fait attaquer enfant par un Rottweiler – garde une dent contre le chef d’Etat puisque la relation russo-germanique s’est vue imposer cette indésirable passion canine. En effet, les rencontres entre la chancelière et le président ont souvent été placées sous le signe du chien alors que Koni fait en général partie de la délégation russe lors des déplacements de Vladimir Poutine – qui n’a pas hésité à jouer de la peur de son interlocutrice. Comme chien et chat à une époque, la chancelière semble toutefois lui avoir réservé un chien de sa chienne puisque selon les sources du site EUObserver, Angela Merkel aurait personnellement fait pression lors du dernier sommet européen pour inclure le nom du chien à la liste des personnalités visées.

L’Union européenne aurait-elle trouvé le talon d’Achille de Vladimir Poutine en s’attaquant à Koni ? Une décision qui a du chien en tout cas.

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