MEP Awards : Cécile de France n’était pas disponible…

Mardi 18 mars, pour animer la 10e cérémonie des MEP Awards, apparemment, ni Antoine de Caunes ni Cécile de France n’étaient disponibles. Personnalités rompues à l’art périlleux de maintenir une assistance en éveil, sans voler la vedette aux vainqueurs, elles ont été suppléées pour l’occasion par Máire Geoghegan-Quinn.
La commissaire européenne irlandaise à la Recherche, l’Innovation et la Science, sobre et efficace, a naturellement eu un mot pour l’ensemble des députés nominés et s’est félicitée du nombre record de votants (483). Plus d’un sur deux donc. Normal à l’en croire dans la mesure où ces prix récompensent « de vrais Européens, quelle que soit leur étiquette politique », pour leur travail accompli au service des citoyens. Et l’ancienne ministre irlandaise de souhaiter « bonne chance aux eurodéputés se représentant » en mai prochain, et « bon vent à ceux retournant à leurs pâturages ».

Globalement, les MEP Awards cuvée 2014 ont taillé la part du lion aux eurodéputés PPE, certes les plus nombreux dans l’hémicycle. 10 prix sur 16 quand même. Tous ont eu un mot pour leurs collègues et assistants, sans qui tout le travail accompli n’aurait pu avoir lieu. Marie-Thérèse Sanchez-Schmidt, seule personnalité française à avoir fait un passage sur la tribune (pour son action en faveur du développement régional), a dédié son prix aux citoyens de sa circonscription. Tandis qu’Anne Delvaux, eurodéputée belge spécialiste des questions énergétiques a rappelé, un brin philosophe, que « le seul endroit où le succès se trouve avant le travail est dans le dictionnaire » (N.B : cette affirmation est également valable en anglais).

Toutefois, phénomène inhérent à toute remise de prix, certains groupes sont repartis bredouille. C’est le cas des socialistes et démocrates : 2 prix seulement (économie et affaires monétaires et emploi et affaires sociales). Et c’est également le cas des Libéraux (2 prix aussi), des conservateurs et réformistes (1 récompense) et des Verts, vainqueurs d’un seul prix, mais non des moindres : celui de la « contribution exceptionnelle ». Le graal des MEP Awards, remis à l’Autrichienne UIrike Lunacek, pour son action en faveur des droits des LGBTI.

Sponsorisés par l’association Brewers of Europe (les brasseurs européens) et égayés par un concert de saxophone de Vladko Panayotov, eurodéputé bulgare et ancien vainqueur, les MEP Awards mériteraient, au cours des années à venir, de bénéficier d’une meilleure audience et, peut-être, de l’implication directe des citoyens. De fait, cette récompense a vocation à mettre en lumière le travail souvent accompli dans l’ombre par le Parlement européen. Gageons que pour la 11e édition, Andrew Duff, eurodéputé libéral britannique, récompensé pour son usage des médias sociaux, aura été entendu. « J’ai commencé à twitter à l’âge de 60 ans », a-t-il révélé. « Il s’agit d’un outil démocratique incontournable pour les prochaines élections européennes. Les médias sociaux relient le pouvoir aux citoyens et les citoyens au pouvoir ».

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