Elections européennes : le Parti populaire espagnol mise d’abord sur l’équipe de campagne

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« C’est un homme politique et un citoyen exemplaire » avait déclaré Mariano Rajoy, président espagnol, à l’égard de Carlos Fabra, ex élu local de la région de Valence. Cet homme puissant au sein du Parti Populaire (PP) a été condamné, lundi 21 novembre, à 4 ans de prison pour fraude fiscale. Un autre proche du président espagnol, Luis Barcenas, est également dans le collimateur de la justice espagnole. Trésorier du parti pendant 20 ans,  il est aujourd’hui soupçonné d’avoir administré une caisse noire du parti. L’enquête et le procès en cours détermineront si d’autres membres du PP sont également liés à cette affaire.

Dans le dernier classement de la perception de la corruption dans le monde, publié par l’ONG Transparence International,  l’Espagne est le pays qui perd le plus de point après la Syrie et passe de la 30ème à la 40ème place.  Les soupçons de corruption se multiplient et planent sur la sphère politique espagnole, provoquant l’indignation des citoyens. C’est dans ce climat que le Parti Populaire a désigné le 25 novembre, l’équipe qui dirigera la campagne des élections européennes jusqu’au 25 mai 2014, avant même de choisir le candidat qui le représentera.

Carlos Floriano est le coordinateur général de la campagne en vue des élections européennes de 2014. Sur un plateau télévisé et seulement un jour après sa désignation, il s’est empressé de contredire les déclarations du juge Ruz qui confirmait publiquement l’existence d’indices de financement parallèle du parti.  Une lourde tâche pour le nouveau chef de campagne du parti de droite espagnol. Selon les résultats du sondage de Metroscopia publiés par le quotidien El Pais, le PP chuterait de 13 points par rapport aux élections européennes de 2009 et pourrait perdre, comme son principal adversaire, six sièges au Parlement européen en 2014. PSOE (le parti socialiste) et PP seraient à égalité, affaiblis mais toujours en tête. Le sondage  permet en tout cas de constater que le bipartisme espagnol est menacé par les partis minoritaires, qui au fil des mois récupèrent à grande vitesse les votes des deux principales organisations.

Plusieurs mois avant les prochaines élections européennes, le Parti populaire s’inquiète de perdre des voix et de l’impact des scandales de corruption. L’équipe de Carlos Floriano mise déjà sur la campagne, tandis que la secrétaire générale du PP, María Dolores de Cospedal, en oublie presque la désignation de la tête de liste du parti, qu’elle estime « non nécessaire pour le moment ».

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