En Slovaquie, un néonazi élu gouverneur d’une région

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Les élections européennes approchent et le nationalisme monte. Alors que les médias annoncent une probable percée des mouvements nationaux au Parlement européen, celle-ci a déjà commencé en Slovaquie. Dans la région de Banska Bystrica, dans le centre du pays, le néonazi Marian Kotleba vient d’être élu gouverneur, dimanche 24 novembre. C’est le premier article de notre focus sur les élections européennes.

« Le prochain Parlement européen sera le plus anti-européen de toute l’histoire de l’UE », ce refrain circule depuis quelques mois dans les couloirs des institutions européennes. En France, le Front National a remporté l’élection cantonale à Brignoles, en Autriche l’extrême-droite a enregistré un taux de 25% lors des élections fin septembre, enfin, en Slovaquie un néonazi est arrivé au pouvoir dans la région de Banska Bystrica.

Il s’agit de Marian Kotleba, ex-leader du groupe d’extrême droite « Communauté slovaque », et actuellement à la tête du petit parti « Notre Slovaquie« . Avec un résultat de 55,5% contre 44,5%, cet ancien instituteur, âgé de 36 ans, vient de remporter (le second tour des élections régionales contre le social-démocrate Smer-SD Vladimir Manka, précédemment au pouvoir.

Un véritable changement de style pour les habitants de la région. Les membres de « Notre Slovaquie », rapporte Metro, portent des uniformes noires inspirées de l’époque de Jozef Tiso qui a dirigé le pays entre 1939 et 1945 sous protectorat nazi.  » Marian Kotleba [conclue] tous ses discours par la formule ‘Na stráž!’, cri de ralliement de la Hlinkova garda, milice fasciste qui sévissait pendant la Seconde guerre mondiale », précise le journal.

« Alors que le pays traverse une phase de ralentissement économique, Marian Kotleba qualifie les Roms de ‘parasites' », indique Le Figaro. Les Roms représentent environ 9% des 5,4 millions de Slovaques et seulement 50% d’entre eux sont intégrés, l’autre moitié vivant « dans 650 campements pour la plupart dans l’est du pays, souvent sans eau potable ni électricité » [Libération/AFP].

La Slovaquie enregistre un taux de chômage de 14% et un taux de croissance de 0,9% en 2013 [Eurostat]. Au Parlement européen, Bratislava a actuellement 13 eurodéputés mais en comptera 12 à partir des élections de mai 2014.

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