Les hommes du Parlement

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Il y a des publicités dont se passerait bien le Parlement européen. En pleine session plénière à Strasbourg il a fait parler de lui un peu contre son gré à travers deux personnalités, et pas des moindres. La première est membre depuis longtemps de l’institution démocratique, et celle-ci s’en passerait bien. La seconde n’avait pas vraiment de raison d’être là, et on s’en serait bien passé également.

« On se croirait chez les Bolchéviques ici ! » Si vous cherchez l’auteur de cette phrase prononcée dans l’hémicycle européen ce matin, il suffit de regarder sur la droite… l’extrême-droite. C’est de cette façon en effet que Jean-Marie Le Pen, élu européen rappelons-le et ancien président du Front national, a réagi après s’être fait couper la parole par le Président du Parlement, Jerzy Buzek.

Monsieur Le Pen essayait péniblement de se justifier après les déclarations de Daniel Cohn-Bendit le visant directement dans le débat sur l’attentat à la bombe puis la fusillade survenus en Norvège en juillet dernier. « Il est intolérable que le Parlement européen abrite en son sein un parlementaire qui tient des propos aussi racistes et abjects, c’est inacceptable pour un Parlement comme le nôtre » avait déclaré le vice-président du groupe des Verts/ALE, faisant référence aux commentaires de Jean-Marie Le Pen qui avait traité l’Etat norvégien de « naïf » et considéré que l’immigration massive était la cause de ce massacre, le détraqué ayant agi ainsi en réaction à cette immigration.

Essayant tant bien que mal de se défendre, Jean-Marie Le Pen s’est ainsi fait rappeler à l’ordre par le Président Buzek… entraînant donc une nouvelle provocation ! Mais qui lui a dit que la minute de silence était terminée ?

L’autre homme de la semaine nous vient d’Italie. Il ne s’agit pas cette fois d’un eurodéputé… mais du chef du gouvernement ! Silvio Berlusconi a fait l’honneur d’une visite surprise à Strasbourg. Une envie soudaine de choucroute ? Absolument pas. Le Cavaliereétait là pour une raison bien plus sérieuse : parler de la crise que traverse actuellement l’Italie. « Je suis (venu) pour rassurer les institutions européennes », a-t-il déclaré. Il a rencontré le président du Conseil de l’UE Herman Van Rompuy, celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et celui du Parlement européen, Jerzy Buzek.

Pourquoi serait-on tentés de croire que le président du Conseil n’avait pas uniquement l’avenir économique de son pays en tête ? Peut-être était-il si préoccupé, justement, qu’il en a oublié qu’il devait comparaître à Naples mardi en tant que « victime » d’un présumé chantage de la part de Giampaolo Tarantini, un entrepreneur de Bari qui recrutait pour lui des escort-girls… Mais tout cela n’a rien à voir, vraiment rien à voir.

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