Revue de Web : le point sur la journée internationale de la femme

La journée internationale de la femme a eu lieu mardi 8 mars et n’a pas laissé l’eurosphère insensible. La plupart des articles, tribunes ou interviews ont eu pour but de faire le point sur la situation de la condition de la femme partout dans le monde, et plus particulièrement en Europe. Revue de Web.

Le 8 mars est la Journée Internationale de Luttes des Femmes. Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, qui réclament des meilleures conditions de travail et le droit de vote. C’est en 1910 qu’est adopté le principe d’une telle journée d’action sur proposition de la journaliste allemande, Clara Zetkin. Le but est de soutenir de manière annuelle la lutte pour le droit de vote des femmes. L’idée séduit un million de femmes qui manifestent en Europe en 1911. Il faudra attendre 1977 pour que l’ONU officialise cette journée alors que l’Union soviétique de Lénine la reconnaissait dès 1921. En France, c’est sous le ministère d’Yvette Roudy en 1982 que cette journée est institutionnalisée.

Au travers de sa revue de presse, de ses cartes et infographies, ou de sa rubrique « L’Europe et vous« , Touteleurope.eu a célébré cette journée du 8 mars à sa manière en proposant différentes portes d’entrée à ses lecteurs. Sur Twitter, les hashtags à suivre étaient #8mars ou #iwd.

Les Euros du Village rappellent que, « principe fondateur de la législation européenne en matière d’égalité hommes-femmes, l’égalité de salaire n’est pas encore pour cette année ». C’est en effet l’une des plus grosses inégalités qui continuent à perdurer en Europe. De la même manière en politique, « la place qu’occupent les femmes varie réellement d’un pays à l’autre. Sans surprise, ce sont les pays du Nord de l’Europe qui amassent les premières places de ce classement mondial de la parité, Islande, Norvège, Finlande et Suède en tête » précise le blog consacré aux questions européennes de La Libre Belgique. Sur le blog de la présidence hongroise du Conseil de l’Union européenne, sont rapportés les propos du ministre Zoltán Cséfalvay à propos de la place occupée par le genre féminin dans la recherche: « les femmes représentent 50% des diplômés en université, mais seulement 30% sont des chercheurs en Europe. Ce taux est légèrement meilleur dans les États membres de l’Est ». EuroparlTV, la télévision en ligne du Parlement européen, a quant à elle réalisé un focus sur la condition des femmes… de l’autre côté de la Méditerranée.

Pour faire avancer l’égalité homme/femme, une idée pourrait être la question d’imposer des quotas, notamment dans les conseils d’administration des grandes entreprises. La polémique est née d’une proposition de la Commission européenne en début de semaine à ce sujet. L’ancienne présidente lettone, Vaira Vike-Freiberga, a réagi dans EUobserver en estimant que cette idée était « humiliante ». Emma Bonino, sénatrice italienne et ancienne commissaire européenne, plaide sur Euractiv.fr plutôt pour la création d’une haute autorité garante de l’égalité des genres, et indépendante des gouvernements. De son côté, le blogueur Fabien Cazenave estime que « se battre pour les droits des femmes, c’est se battre pour les droits humains en général ».

Plusieurs sites ont profité de cette journée pour mettre certaines femmes à l’honneur. Le Taurillon a ainsi brossé le portrait de Simone Veil, tandis que MyEurop présentait le parcours de l’auteure finlandaise Sofi Oksanen, récent vainqueur du prix de littérature européen. De son côté, la Commissaire européenne Cecilia Malmström pointe sur son blog plus particulièrement la traite des femmes: « Il y a beaucoup à célébrer. Nous avons accompli beaucoup pour accroître l’égalité des sexes en Europe au cours du siècle dernier, et ce depuis plus loin que ma présence sur terre, mais nous avons encore beaucoup d’inégalités à surmonter. […] La majorité des victimes de la traite des humains sont des femmes ou des jeunes filles achetées et vendues à des fins sexuelles. Cette journée est aussi une journée pour faire la lumière sur elles  et  de souligner la nécessité pour nous de ne jamais abandonner la lutte contre ce crime horrible ».

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