WikiLeaks et Luxembourg: ré-insérer les anciens prisonniers de Guantanamo

Peu de câbles diplomatiques révélés par WikiLeaks concernent le Luxembourg. On aurait pu imaginer en France (après le scandale Clearstream) que les affaires financières auraient été au centre des attentions diplomatiques américaines. Non, le seul câble révélé par les journaux luxembourgeois pour le moment concerne… les détenus de Guantanamo, la fameuse prison américaine où sont incarcérés les détenus arrêtés en Afghanistan.

L’hebdomadaire allemand « der Spiegel » a compté 168 câbles diplomatiques concernant le Luxembourg. Cependant, le Ministre des Affaires étrangères luxembourgeois, Jean Asselborn, n’a pas été contacté par les services diplomatiques américains pour le prévenir de fuites à venir sur son pays. Celui qui a été révélé par le journal « Le Quotidien » rapporte l’entrevue de l’ancien détenu de Guantanamo Moazzam Begg avec Jean Asselborn.

L’ambassadrice américaine révèle que « M. Begg nous facilite la tâche dans la mesure où il effectue notre travail. Son langage clair et réfléchi est un argument convaincant. L’ironie est qu’après 4 ans d’emprisonnement et de prétendue torture, Moazzam Begg suit une démarche identique à la nôtre à l’adresse du gouvernement luxembourgeois : nous vous demandons de bien vouloir prendre en considération d’accueillir des détenus de Guantanamo pour réinsertion dans la société. Malgré l’optimisme de Begg, le Premier ministre et le Ministre des Affaires étrangères continuent d’affirmer publiquement que le gouvernement luxembourgeois se prononce  en faveur de la fermeture des installations de Guantanamo et se dit prêt à offrir du soutien logistique et financier à cette fin, mais ne peut pas accepter des anciens détenus pour réinsertion au Luxembourg… »

Il est intéressant de constater que les officiels américains en Europe semblent considérer le Luxembourg comme une bonne terre de ré-insertion pour d’anciens détenus accusés de terrorisme.

Wikileaks

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *