La leçon de tolérance de Ban Ki-Moon à l’Europe

« J’aimerais pouvoir dire aujourd’hui que la situation en Europe s’est améliorée entretemps. Mais, en tant qu’ami de l’Europe, je partage une préoccupation profonde ». Ces mots ont pu en surprendre quelques-uns, mais c’est la voix sincère et devant un hémicycle conquis que Ban Ki-Moon les a prononcés. Invité par le Parlement européen à l’occasion du 60e anniversaire de la Convention européenne des droits de l’Homme, le Secrétaire général des Nations Unies a tenu à rappeler aux Européens la vraie signification de ce texte, et les a exhortés à plus de tolérance. Et en français.

Doit-on y voir un signe révélateur ou n’était-ce qu’une coïncidence. C’est en français que Ban Ki-Moon a choisi de s’exprimer, en fin de discours, pour faire part de ses préoccupations face à une Europe qui n’arrive pas à intégrer ses communautés. Pessimiste face aux progrès réalisés par l’Union européenne dans ce domaine depuis son entrée en fonction, il a rappelé que « le grand défi de l’Europe reste la tolérance à l’intérieur » de ses frontières. il a appelé au rejet « de ceux qui diabolisent ces nouveaux venus en tant ‘qu’autres »‘.

Ban Ki-Moon s’était déjà exprimé lors de l’affrontement entre la Commission européenne et la France au sujet des Roms, regrettant la tournure qu’avaient pris les événements. Il n’est pas revenu sur ce point mais a clairement identifié les musulmans comme « cibles des discriminations » en Europe, regrettant que cette dernière ne sache pas tirer profit de l’immigration et souhaitant qu’elle devienne « un moteur d’intégration en tissant ensemble des peuples et des cultures, en faisant un tout qui dépasse les parties ».

Le Secrétaire général a ainsi appelé à « une Union dans laquelle tous les enfants, quelle que soit l’origine de leurs parents, ont les mêmes chances de réussir. Une Europe qui ne serait pas qu’entité géographique, mais aussi un idéal (…). Nous traversons des temps difficiles et c’est pour cela que nous devons faire preuve de solidarité », a-t-il conclu.

Ban Ki-Moon a également évoqué les deux autres défis planétaires pour lesquels il compte sur l’Union européenne : un monde plus sûr, sans arme nucléaire, mais également une lutte efficace contre le changement climatique. Sur ce point, il a estimé que l’Europe pouvait être « la locomotive qui fait avancer le train des négociations » et l’a donc invitée à jouer pleinement ce rôle. 

1 Commentaire

  1. L’ONU a aussi une fonction et un devoir de coordination dans les évolutions mondiales, l’UE aussi à une morale et des valeurs qui l’oblige à s’engager pour une gouvernance mondiale experte et moderne civilisée ce qui implique des moyens et ceux ci ne peuvent pas aller à l’encontre des intérêts Européen et de la sécurité de l’UE ! il est primordiale qu’une entité, individus activité, puisse se permettre de nuire à l’UE, et aux organisations mondiales, ce qui justifie une pleine et entière participation de l’onu dans la résolution de conflit d’évolution et de projet pour que certain ne freine pas ni ne fasse obstruction à ces évolutions c’est aussi un choix de valeurs et de morale sur lequel il faut rester intransigeant aussi face aux extrèmistes de tout genre et aux chaos continuel de l’anarchie facile !

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