Un retour au franc, vraiment ?

Et si on opérait un franc retour en arrière ? Alors que crise de la zone euro inquiète partout en Europe, un sondage affirme le désamour des Français pour la monnaie commune. Selon une étude Ifop publiée hier, 69% des Français ont la nostalgie du bon vieux franc. Ils n’étaient que 49% en 2002, année zéro de la mise en circulation de la monnaie européenne unique. C’était l’époque où on collectionnait les centimes finlandais, les lyres irlandaises ou les taureaux espagnols. Huit ans plus tard, les Français n’aiment pas l’euro, mais affirmer qu’ils veulent revenir au franc est peut-être aller un peu vite en besogne.

Proposer de revenir à la monnaie française était au départ la thèse des souverainistes et des eurosceptiques. Symbole national, le franc devait être farouchement défendu contre un signe tangible d’intégration européenne. Aujourd’hui, les Français boudent l’euro surtout parce qu’il semble menacer leur pouvoir d’achat. L’euro est accusé d’avoir fait gonfler les prix depuis sa mise en circulation. Les statistiques ne vérifient pas ce sentiment, causé avant tout par la hausse du prix de beaucoup de produits de consommation courante. « L’effet mémoire » qui consiste à comparer les prix actuels à ceux de l’an 2000, restés figés dans une ancienne monnaie et une autre époque, contribue également à renforcer le sentiment d’inflation. 

Une évidence : le retour au franc n’est pas envisageable, ni souhaitable. L’angoisse créée par la crise économique embellit sans doute la mémoire du franc, sujet à son époque de dévaluations et spéculations récurrentes. L’euro s’est imposé sur les marchés financiers mondiaux comme une valeur forte, capable de concurrencer le dollar. La mise en place d’une monnaie commune à 16 pays est encore considérée comme un tour de force inégalable. Les européens connaissent bien les avantages d’une monnaie unique : stabilité de la zone euro face à la crise financière, maîtrise des taux d’intérêt, suppression des coûts de transaction, transparence des prix, et des facilités évidentes pour voyager en Europe. 

Alors, faut-il se résoudre à l’aigreur contre l’euro, le temps que la crise passe ? Face au scepticisme ambiant, comment redonner du « punch » à la monnaie européenne ? En introduisant un billet de 1 euro ? C’est en tout cas l’idée de Louis Giscard d’Estaing, député du Puy-de-Dôme, vice-président de la commission des Finances et par ailleurs fils de Valery. Il en est persuadé : créer un billet symbolisant l’euro permettrait de mieux concurrencer le « billet vert » de 1 dollar, mondialement reconnu et facile à changer partout dans le monde. Et les arguments avancés par la BCE contre cette mesure s’avèrent peu convaincants : l’usure rapide des billets est évoquée, qui explique mal le succès du billet vert. 

Un chiffre pour finir : selon la Banque de France, 4,4 milliards de francs sont encore stockés dans les bas de laine. Ils peuvent encore être changés en euros, jusqu’au 17 Février 2012. A moins que vous ne préfériez la prudence, convaincus que le franc aura sa revanche. 

40 commentaires

  1. pour moi le retour au francs serai la meilleur solution a tous nos problem avant avec 100f dans la poche ca durai une semaine maintenant 20e dur dux jours il y a pas un souci?

  2. Comme le dit touteleurope.fr, l’Euro est une monnaie qui fonctionne même sans (encore) de gouvernance efficace.

    Quant à ceux qui sont pour un retour au franc pour sa dévaluation… Il est sur que vous aurez une dévaluation, volontaire au début, puis due à des attaques spéculatives comme c’est le cas pour certains pays de l’Est non encore adhérents. Alors là oui le franc sera dévalué, tellement que pour acheter une baguette de pain il vous faudra venir dans une boulangerie avec une brouette de Pierre et Marie Curie.

    Les théoriciens d’un retour au franc tels qu’un certain Nicolas Dupont-Aignant prennent l’exemple de la Suède ou du Danemark qui ont une bonne santé économique… grace à la couronne ?? C’est surtout grâce à un système économique différents, en effet il y a bien longtemps que ces monnaies sont indexée sur l’ex-ECU et sur l’Euro via le système monétaire Européen.

    Arrêtons de jeter la pierre à l’Euro pour couvrir notre manque de dynamisme économique, l’Allemagne est-elle encore au Deutschmark ?

  3. je dit juste que l’euro nous a mis dans une mizere et maintenant tous suit augmentation essence electriciter etc pas plus de travail !!!!
    pit le pire de tous sa tous augmente sauf les payes . et je commence en navoires marre de galerer dans la vie quand je voit la pay du president mais jalucine .jaimerai lui dire que moi je tafe dans les trancher du matin au soir et je manges des patatte a la fin du mois pi je galere dans la vie parce que tout est cher . de toute façon la france est en chute libre avec des dirigeant pareil moi je dit qu il faut faire quelque chose citoyen français . dsl pour les fautes jai pas etait bocoups a lecole jai commencer a tafer a 16 ans en maçonnerie .

  4. beaucoup disent que de revenir au franc serait une erreur. je conçois que les débuts seraient compliqués, mais continuer avec l’euro est aussi une grosse erreur : on a beau dire que l’euro est une monnaie forte, je ne le trouve en rien compétitif au dollar vu que l’on ne peut dévaluer l’euro comme on veut. De plus, le coût de production est considérablement plus cher étant donné la valeur de notre monnaie,ce qui est un gros ésavantage pour l’exportation…
    Pour finir certains disent que si nous étions encore au franc, nous aurions coulés, alors comment justifier que les anglais soient encore dans la compétition malgrés leur monnaie unique ???… je vous laisse réfléchir…

  5. OUI MAIS
    qui payerait un appartement rikiki
    deux millions de F?
    une villa, dix millions?
    Or aucun salaire (honnête je m’entends)n’a suivi cette courbe…et pour le pain soyons francs (sans jeu de mots)il y a baguette et baguette (celle des « becs fins »)…or si on veut une baguette à l’équivalent (actuel) d’un franc ladite baguette doit être consommée presque sur place tant elle est de mauvaise qualité.
    Bien des produits ont augmenté beaucoup plus vite que l’inflation de l’€…mais cette inflation est-elle vraiment bien calculée.
    On dit « hors tabac » il faudrait également enlever les ordinateurs par exemple, dont les prix ont bien baissé en 10 ans.
    Et ne garder que ce qui est à comparer dans le strict nécessaire y compris le logement , ce dernier étant vraiment un poste catastrophique. Si! l’€ a fait des heureux: les banquiers etc..
    pauvres de nous, les consommateurs!

  6. Débattre au conditionnel de « ce qui ce serait passé si » n’est plus réellement la priorité. Faire porter le chapeau de l’inflation à l’euro me semble erroné (n’oubliez pas: que ce serait-il passé si l’on n’avait pas adopté l’euro? Certainement pas une stagnation des prix).

    Cependant, l’euro et l’UE elle-même ne sont pour moi que l’ébauche d’un projet intéressant sur le papier mais difficilement réalisable.

    Aujourd’hui la politique budgétaire européenne est inexistante (1% du PIB), et on voit tous les jours l’incohérence (à tous les niveaux) de l’Europe en tant que « bloc » uni. La zone Euro c’est 17 pays et presque autant de cultures, de modèles et situations économiques.

    Deux voies s’ouvrent alors: comme dit plus haut la création d’un véritable « Etat européen » (avec une VRAIE politique budgétaire) ou la « séparation » et le retour au franc. On connaît bien en France l’attachement à notre propre culture, notre langue… je reste donc un peu sceptique sur la capacité à faire de l’euro une monnaie forte, mirroir de l’efficacité et de la puissance économique d’une Europe « globalisée ».

    Un éventuel retour au franc peut aussi laisser sceptique, la France n’est pas au mieu de sa forme aujourd’hui, on aime bien lorgner sur notre voisin allemand qui lui, tire son épingle du jeu (pour plusieurs raisons que l’on n’expliquera pas ici).

    Sans réellement me prononcer je terminerai donc avec quelques mots sur la Chine. Le pays « en vogue » mène aujourd’hui un jeu que beaucoup qualifieraient d’immoral, il s’asseoit sur les usages internationaux et nous roule dans un (très) gros tas de farine.
    Je pense qu’il va falloir nous remettre en question, la France n’est plus un grand pays, faisons en sorte de sauver les meubles tant qu’il en est encore temps, et cessons de nous élever à un rang que nous ne pouvons plus tenir.

    Revoyons nos mentalités, la conjoncture économique mondiale n’est plus la même.

  7. et puis vous avez vu la tronches de nos billets franchement on se croierai en train de jouer au monopoly. ils sont ou les beaux billets qui representaient si bien notre pays. en tt cas depuis l’euro c pas notre quotidien qui resemble a un arc en ciel. avant au supermarché on acheté les 10 croissants ou petits pains 10 francs dites moi combien coute un croissants maintenant c les 5 croissants pour presque 20 francs c bon faut arreter là. et vu que les prix sont plus petits on a tendances a depenser + en se disant « oh sa va c pas trop cher » et bin en + on se trompe mais on continu a depenser defois inutilement.

  8. Malgré tout ce qu’on entend, la hausse des prix engendrée par le passage à l’Euro n’est pas négligeable… On a tout arrondi ‘vers le haut’ et on a pris au moins 30%.. Un ‘petit noir’ qui coutait 5 francs est du jour au lendemain passé à 1 Euro ! Si les prix repassaient en Franc, ça ferait peur… (65 francs une place de ciné, 10 francs un litre d’essence, 7 francs une baguette de pain…)

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