Jean-Luc Sauron. Les priorités de l’Union européenne : éducation, énergie, relations extérieures

Dans un entretien accordé à Touteleurope.fr, Jean-Luc Sauron, Professeur associé à l’Université Paris-Dauphine et Président de l’Association des Juristes Européens, revient sur l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et les implications de ce nouveau texte pour l’Europe. Tous les outils sont désormais sur la table pour relancer le projet européen selon ce fin connaisseur de la mécanique bruxelloise. Ne manquent plus qu’un programme politique, une vision commune de l’avenir, et surtout de nouvelles réalisations tangibles comme l’Euro ou le programme Erasmus. Vaste projet…

Quelles priorités pour l’Union européenne ?

« Pour ma part, je considère que trois priorités conditionnent le maintien de l’Europe comme acteur des relations internationales dans les 30 prochaines années.

Tout d’abord, la maîtrise de l’énergie. La survie de l’Europe comme puissance économique et politique nécessite une grande politique européenne de l’énergie. Il convient de penser l’Union européenne comme un espace et organiser son indépendance en énergie et en énergie renouvelable. C’est la seule façon de lié développement durable, croissance et progrès économique.

Ensuite, l’éducation. Je pense que le maintien de la compétence des Etats dans ce domaine est une erreur. Nous avons un grand projet européen à lancer dans le domaine de la « connaissance ». L’Europe est en train de décrocher dans ce domaine alors que les pays émergents mobilisent énormément de ressources sur l’intellect. Là encore, la synergie entre nos expériences nationales et la vision globale de l’Union européenne peut constituer un puissant accélérateur de la matière grise.

Enfin, utiliser la mondialisation et cesser de la subir. La politique de voisinage devrait permettre une formidable mobilisation des énergies, des économies et des intelligences de nos partenaires proches tant le partenariat (l’initiative réunit l’Union européenne et six républiques de l’ex-Union soviétique : l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Biélorussie, la Géorgie, la Moldavie et l’Ukraine) que l’Union pour la Méditerranée. »

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