Herman Van Rompuy, un président du Conseil européen par défaut ?

Herman Van Rompuy. Retenez ce nom car le Premier ministre du Royaume de Belgique pourrait bien devenir le premier président permanent du Conseil européen, un nouveau poste prévu par le traité de Lisbonne. Le chef de gouvernement belge réussirait l’exploit d’obtenir l’aval unanime des 27 sur son nom. Selon l‘AFP, qui rapporte les commentaires d’un diplomate européen, « personne ne s’oppose à lui et beaucoup lui demandent d’accepter ».

Exit donc Blair et Juncker. Le premier, donné favori il y a encore quelques semaines, essuie un puissant tir de barrage de certains Etats membres. Les pays du Benelux lui reprochent notamment de ne pas avoir suffisamment ancré Albion au continent. Le second, un vétéran des combats européens, semble s’être sacrifié en déclarant sa candidature publiquement, compromettant ainsi le sort de l’ancien Premier ministre britannique mais s’attirant par là même les foudres de Londres.

Dès lors, la voie est libre pour un troisième candidat. M. Van Rompuy aurait, de plus, le soutien de Berlin et Paris. Autant dire que les choses pourraient bien être pliées dans les jours à venir. Ce responsable chrétien-démocrate flamand est considéré sur la scène belge comme un as du compromis. Une qualité indispensable pour mener à bien les travaux d’un Conseil à 27 voix.

Mais le Premier ministre belge hésiterait encore à déclarer officiellement sa candidature. Le Conseil européen qui pourrait avoir lieu exceptionnellement mi-novembre devrait trancher la question.

7 commentaires

  1. L’unanimité sur Herman von Rompuy
    est logique. Il est représentatif d’un Pays membre fondateur de l’UE,
    dans la zone euro,signataire des Accords de Schegen, et membre de l’OTAN. Un des 6 Pays qui depuis le début, construisent l’Europe, capable d’une large audience parmi les 27 et dans le monde.

  2. J’espère qu’un chrétien-démocrate occidental aura l’avantage de savoir concilier modernité et libéralisme à l’occidentale (avortement, mariage homosexuel etc.) avec le conservatisme ambiant des pays de l’Europe de l’Est.

  3. Si cela arrive, l’UE aura assassiné la Belgique en lui piquant son premier ministre. Le chaos qui s’ensuivra en Belgique sera terrible, et donnera une pitoyable image tant du président du conseil, qui deviendra quasi-apatride, que de l’Union dans son ensemble. Surtout que la Belgique assurera la présidence tournante en plein pendant sa propre implosion. En conclusion, oui HVH est un homme politique de talent, mais justement, c’est aujourd’hui le seul a pouvoir tenir la maison Belgique debout. Si il s’en va maintenant, la maison s’écroulera sous les yeux médusés du reste de l’Europe… L’ignorer serait faire preuve d’une grande naïveté ou d’un véritable machiavélisme…

  4. L’agence belga annonçait que Van Rompuy avait expliqué, « avec toutes les nuances possibles », devant ce club très « select »,le groupe Bilderberg, que les esprits mûrissaient parmi les dirigeants européens en faveur d’un impôt « vert » propre à l’Union européenne, afin de réduire les contributions financières des Etats-membres.

    http://www.rtlinfo.be/info/belgique

  5. Excelent choix qu’on fait les dirigeants europeens. Un belge a la tête de l’europe, quoi de plus normal .pays fondateur de l’UE mutilingue premier ministre de la Belgique et donc competent en politique . Si il sait diriger la mosaïque qu’est la Belgique il sera donc tres competant pour diriger la mosaïque qu’est l’europe.et tant-pis pour la petite fierté des autres (grandes) nations.

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