Pourquoi les candidats sont-ils sur Facebook ?

Depuis l’élection de Barack Obama, l’utilisation des réseaux sociaux est un passage obligé pour les candidats en campagne. Si Twitter est la révélation de ces européennes, Facebook confirme son succès auprès des politiques. Plusieurs classements ont d’ailleurs été publiés, basés sur le nombre d’amis et supporters de chaque personnalité (voir Compolitique et  Montours.info).

De son côté, eToile a demandé aux candidats aux européennes de 2009 pour quelle(s) raison(s) ils avaient choisi d’êtres présents sur le site créé par Marc Zuckerberg. Dix d’entre eux ont accepté de nous répondre. Hasard ou fait révélateur, la moitié d’entre eux portent les couleurs du MoDem, formation dont le leader est réputé pour sa passion des nouvelles technologies…

Sans surprise, les candidats qui nous ont répondu mettent d’abord en avant l’efficacité du réseau en termes de communication politique. Ainsi, Jean-Pierre Audy (UMP) : « Je suis sur Facebook parce que c’est un moyen de communication qui permet d’engager un dialogue direct avec des personnes identifiées ». Ou encore Brigitte Fouré (Nouveau Centre) :  » Il s’adresse à une population majoritairement jeune et il permet une mobilisation rapide grâce à l’existence des groupes. En période électorale, il assure une diffusion immédiate de l’information. » 

D’autres jouent la carte de la proximité, mettant en avant dans leur réponse leur utilisation de Facebook à des fins personnelles. Christine de Veyrac (UMP) : « Cela permet d’échanger directement avec les uns et les autres tard le soir quand la journée est finie ! Et on retrouve même de vieux copains perdus de vue depuis longtemps ».

Quand on devient subitement célèbre, par le fait d’une candidature, Facebook permet aussi de constater sa notoriété nouvelle. C’est ce qui est arrivé à Sandrine Bélier (Europe Ecologie) : « Depuis que je me suis lancée dans la campagne pour les élections européennes avec Europe Ecologie, il faut avouer que le nombre de mes amis a été multiplié par 10 en quelques mois ».

Marielle de Sarnez (MoDem) se défend pour sa part d’avoir succombé à une mode : « Je me suis insrite sur le réseau il ya près de deux ans, à une époque où Facebook n’était pas aussi présent qu’il ne l’est aujourd’hui ».

Anne Laperouze (MoDem) semble à cet égard plus timorée : « De nature réservée, j’en ai une utilisation très limitée, car je n’aime pas étaler ma vie privée sur internet. Elle préfère rester fidèle au bon vieux site de campagne, en l’occurrence celui des Démocrates, « plus cadré et adapté ».

Nathalie Griesbeck (MoDem) évoque la nécessité pour un europarlementaire de connaître et maîtriser les réseaux sociaux dans le cadre de son mandat : « Pour la député européenne que je suis, l’utilisation de Facebook, d’Internet, de logiciels libres…  n’est pas simplement le souhait de paraître « dans le coup »:   les enjeux liés aux technologies de l’information, et les révolutions qu’elles annoncent, nous les vivons chaque jour au parlement européen, et ces bouleversements ne sont pas neutres, tant pour les libertés individuelles, que pour le droit des consommateurs ou encore le respect de la vie privée. La connaissance et l’utilisation de ces outils fait donc partie de mon travail de parlementaire.

La présence des candidats sur ce réseau peut-elle avoir un impact sur la campagne? Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) en doute : « Son impact, il se verra surtout dans les médias traditionnels ou les sujets sur Facebook, et l’utilisation de Facebook par les politiques, y sont régulièrement traités ».

Sandrine Bélier est plus enthousiaste : « Je n’irai pas jusqu’à l’affirmer, mais clairement, une part des prochaines européennes se jouera en ligne. En particulier pour les jeunes électeurs, qui préfèrent le web à la télévision ».

4 commentaires

  1. Merci pour votre citation et bravo pour cette note. Le Modem est effectivement très présent sur Facebook où ils rivalisent avec les élus UMP.
    Étonnement, ce sont les candidats PS qui, à quelques exceptions près (dont Anne Hidalgo), sont les plus mal « classés ».

  2. Facebook est un formidable outil de communication. c’est un très bon vecteur d’infos pour la campagne européenne, je suis avec attention toute la campagne d’Europe Ecologie, toutes nos têtes de listes ont un facebook très actif ! et c’est tant mieux ! c’est ludique, Photos, vidéos, humeurs du jour… et ça permet d’échanger et de se soutenir entre militants des différentes régions !

  3. Je pense et je souhaite que cette formidable invention: Internet sera le media incontournable pour rapprocher les hommes de l’Europe et du monde entier, leur donner accès à l’éducation, à la santé et à l’ouverture d’esprit.
    Les politiques ont raison de s’y intéresser même si quelques dérives sont inévitables.

  4. Je suis candidate sur la liste Résistances (http://www.mouvement-resistances.or… ), conduite dans le Sud Est par Victor Hugo Espinosa.
    Je suis inscrite sur Facebook depuis même pas un an, et au fur et à mesure, je découvre toutes les facilités qui s’offrent à nous. Internet est un media qui permet à tous de s’exprimer, surtout quand on n’a pas accès aux télévisions.
    Tout citoyen peut s’exprimer, c’est de la démocratie participative.
    Ceci dit, Internet doit rester un outil afin de faciliter la transmission des informations et ne doit pas remplacer le contact humain.

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