Européennes : les candidats UMP sur le grill

Sur la toile, on commence (un peu) à parler des élections européennes qui se dérouleront en France le 7 juin prochain. L’heure n’est pas encore aux grands débats d’idées sur les orientations à donner à l’Union européenne. Pour le moment, il est surtout question de la désignation des candidats. Dans ce scrutin par listes, les premières places sont stratégiques car elles sont synonymes d’une élection quasi-assurée, du moins pour les grands partis.

De quoi aiguiser l’appétit des candidats pour un siège strasbourgeois, et susciter les réactions des blogueurs, prompts à dénoncer l’opportunisme de certaines nominations. Ces dernières semaines, dans la lignée de la désignation de Rachida Dati en deuxième position sur la liste francilienne de l’UMP, on a surtout parlé des candidats du parti majoritaire.

Pierre Catalan voit dans cette nomination  » la reprise des mauvaises manières chiraquiennes, de cette façon de faire de la politique type années 90, qui consiste à recycler des gros boulets pour les élections européennes ».

Eurojunkie s’en prend pour sa part à Michel Barnier, qu’il ne juge pas à la hauteur de la tâche : confronté à Daniel Cohn-Bendit lors d’un débat organisé par Libération, « la tête de liste UMP pédale dans la semoule face à Tricky Dany ». Un jugement injuste pour l’ancien rédacteur en chef du Taurillon, Fabien Cazenave : j’ai trouvé Babar beaucoup mieux que ce qu’Eurojunkie en a dit sur son blog. J’ai trouvé le débat plutôt agréable avec des arguments des deux côtés ».

A vous de juger :

En tout cas, beaucoup regrettent le sort réservé à Alain Lamassoure dans ce jeu de chaises musicales au sein du parti majoritaire. Sur Relatio, on stigmatise « l’ingratitude du prince » envers l’ancien Ministre des Affaires européennes : « M. Lamassoure, exemplaire au Parlement européen, où les Français n’ont pas la meilleure réputation et à qui le chef de l’Etat doit en grande partie la transformation du traité constitutionnel en traité de Lisbonne, est jugé à l’UMP (à l’Elysée) trop ‘eurotechnocrate’, pas assez médiatique. Trop ‘Européen’ peut-être… »

Du côté de la majorité, certains en ont assez de voir promus les mêmes « barons régionaux réputés populaires ou people à la mode », selon les mots de Jean-Dominiquer Giuliani. C’est le cas des fondateurs de Pro Europa 2009, association qui a vu le jour cette semaine dans le but de promouvoir le renouvellement des générations au Parlement. « Nous pensons qu’il faut – aux côtés des eurodéputés expérimentés – faire entrer une nouvelle génération de jeunes eurodéputés compétents et engagés », explique l’un de ses membres, Guillaume Amigues, dans une interview au site Le Taurillon. Mais n’est-ce pas un peu tard, alors que les listes UMP sont en cours de finalisation ?

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