Jose-Manuel Barroso : « Cette crise économique a montré la crédibilité de l’euro »

Interrogé par « le talk – Orange/le Figaro » à Davos, J.-M. Barroso s’est félicité de la réaction collective des 27, prise en concertation avec les institutions européennes et notamment la Commission, pour faire face à la crise économique. Le Premier des commissaires estime que le vent de la reprise économique va tourner favorablement « dès la fin de l’année 2009, ou au début de l’année 2010 », mais encore faut-il que « les décisions prises soient exécutées ». Toutefois, il n’exclut pas qu’un deuxième plan de relance soit nécessaire.

D’autre part, le président de la Commission souhaite que l’Union prenne une place centrale dans le G20 d’avril 2009 à Londres, notamment « pour définir des mesures de gouvernance économiques et financières concrètes au niveau global ».

Enfin, Jose Manuel Barroso a réaffirmé « sa confiance dans l’euro et le travail de la Banque Centrale Européenne ». Malicieux, le chef des commissaires a égratigné au passage les « zones-eurosceptiques » qui ont décidé « d’accélérer leur adhésion à l’euro » et la presse anglo-saxonne, négative « par nature » à l’égard de la monnaie unique, qui aujourd’hui prend toute la mesure de la stabilité de l’euro par rapport à la livre.

1 Commentaire

  1. « le chef des commissaires a égratigné au passage les « zones eurosceptiques » qui ont décidé « d’accélérer leur adhésion à l’euro » et la presse anglo-saxonne, négative « par nature » à l’égard de la monnaie unique ».

    On parle du même président de la Commission qui a raté une occasion de se taire, récemment, en s’avançant un peu trop sur une possible adoption de l’Euro au Royaume-Uni ?

    Hier, M. Barroso se réjouissait de ce que des pays comme l’Islande envisagent de rejoindre l’Euro. Aujourd’hui, il les raille.

    De telles déclarations à l’emporte pièces, inutilement polémiques et contradictoires entre elles, sont-elles dignes d’un représentant de l’exécutif européen ? Pire, ne déservent-elles pas leur objectif ultime en braquant un peu plus les britanniques et en culpabilisant, tout aussi inutilement, les euros-aspirants ? A moins que le candidat à sa propre succession ne sente le vent de sa reconduction tourner. C’est dans longtemps, la fin du mandat de l’actuelle Commission ?

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