4 villes françaises bataillent sur le web pour le titre de Capitale européenne de la culture 2013

Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse sont les quatre villes françaises candidates au titre de  Capitale européenne de la culture en 2013. À l’origine de cette initiative, proposée lors d’un Conseil européen en 1985 : Melina Mercouri, alors Ministre de la culture de la Grèce. Depuis, Paris (1989), Avignon (2000) et Lille (2004) ont porté ce titre pour la France.

En 2013, ce sont la Slovaquie et la France qui organiseront conjointement l’événement. Il y a quelques jours, la ville de Kosice a été choisie pour représenter la Slovaquie. Les 15 et 16 septembre prochains, ce sera au tour de la ville française d’être sélectionnée.

Internet est l’un des outils clé des campagnes des candidats. Pour défendre leurs couleurs, ces quatre villes ont chacune lancé un site web dédié. eToile s’est livré à un petit passage en revue de www.bordeaux2013.eu, www.lyon2013.eu, www.marseille-provence2013.fr et www.toulouse2013.eu.

Seul le site de la ville de Lyon est accessible en trois langues (français, anglais et espagnol). Tandis que Bordeaux et Marseille misent sur le français et l’anglais, Toulouse reste franco-français. Les quatre sites jouent la carte des couleurs vives, utilisent tous la vidéo ainsi que les fonctionnalités participatives, sans parler des inévitables groupes Facebook qui ont vu le jour dans la foulée.

Les villes candidates  mettent un accent particulier sur les partenaires qui les soutiennent dans l’aventure. On note que le site web de Lyon, affiche fièrement un logo « Kosice partenaire » sur toutes ses pages – les deux villes travaillent en partenariat sur ce projet depuis deux ans. Une façon de forcer le destin ? La municipalité organise aussi des « cafés européens 2013 » qui ont pour but d’impliquer les Lyonnais dans le projet à travers des débats. Toulouse, qui utilise largement son rose fétiche, a choisi de mettre en avant, dès sa page d’accueil, les acteurs culturels qui appuient sa candidature. Jusque dans son nom de domaine, la cité phocéenne insiste sur l’implication d’un territoire plus large, Marseille-Provence, qui associe un ensemble de villes et communautés de communes. Bordeaux, dont le logo rappelle celui de la Présidence autrichienne de l’Union européenne en 2006, a intitulé l’une des rubriques de son site « hyper 2013 » : il est possible pour les internautes d’envoyer des cartes postales virtuelles qui promeuvent la candidature bordelaise.

Alors que « Toulouse et la région Midi-Pyrénées se veulent le laboratoire de nouveaux imaginaires culturels », Bordeaux affirme sa « singularité géographique et culturelle » qui porte « l’esprit, la culture et l’art de vivre du sud-ouest européen ». Lyon, de son côté, a choisi de placer sa candidature sous le signe du « brassage », caractéristique de la ville qui « projette d’être un vaste espace de rencontres d’échanges et d’expérimentations ». Les porteurs du projet marseillais considèrent quant à eux que « le continent européen a besoin de cet ancrage au Sud » et qu’une « grande partie de son avenir se joue en Méditerranée ».

Le suspense reste entier puisque, comme le soulignent les rédacteurs du site bordeaux2013.eu, les bonnes idées circulent vite… Dans moins d’une semaine, le jury se réunira pour départager les quatre métropoles. Le résultat devrait être connu le 16 septembre à 17h30.

[www.bordeaux2013.eu]
[www.lyon2013.eu]
[www.marseille-provence2013.fr] 
[www.toulouse2013.eu]

3 commentaires

  1. je trouve le site de Toulouse plus abouti que les autres. Notez que le site de Lyon est aussi disponible en allemand. Le site de marseille, le seul en .fr… no comment.
    Allez Lyon!

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