Les internautes rendent un hommage appuyé à Bronislaw Geremek

Bronislaw Geremek, eurodéputé « francophone et francophile » comme le décrit Jean Quatremer, a trouvé la mort dimanche dernier dans un accident de voiture en Pologne. Né en 1932, cet historien reconnu comptait parmi les fondateurs du syndicat polonais Solidarnosc, aux côtés de Lech Walesa. Ce dernier, ancien Président de la Pologne, a déclaré que « c’était un des plus grands Polonais » mais qu’il n’avait pas été « apprécié à sa juste valeur », qu’il aurait dû « être Président ou au moins Premier ministre ».

Beaucoup d’internautes lui rendent aujourd’hui un hommage qui traduit bien le respect dont il jouissait dans le cénacle européen. Avec Bronislaw Geremek disparaît un « grand Européen et grand Polonais », selon les Euros du village. « Grand amoureux de la démocratie et de l’Europe », l’homme politique a joué « un rôle clef dans le processus de démocratisation en Pologne et dans l’Europe post-communiste », rappellent les Euros.

Pierre Catalan déplore la mort « injuste » de son « idole », un homme « d’une étonnante modernité ». Il revient sur la « vision détachée, honnête et raisonnable de l’Europe » que véhiculait Geremek, un homme « extraordinaire, parce qu’il était extrêmement simple ».

Le Taurillon consacre deux articles au décès de l’eurodéputé polonais. Le premier dresse un rapide portrait de la « grande figure morale » qu’était Geremek. Benoît Courtin, affirme pour sa part qu’ « en écoutant parler ce grand homme, on n’avait pas tant l’impression d’être face à un Polonais mais bien plus d’être en compagnie d’un Européen ».

« Rare » : c’est l’adjectif choisi par le britannique Nosemonkey pour qualifier Bronislaw Geremek. L’eurodéputé était tout ce dont l’Union européenne avait besoin pour devenir un projet qui vaut la peine d’exister.

Sur Publius, la mort de Geremek est considérée comme « un évènement de dimension européenne de par la personnalité hautement symbolique » de l’eurodéputé. Certains auraient aimé qu’il occupe la fonction de président du Conseil européen, telle que prévue par le traité de Lisbonne.

Sur le blog « Une Fédération européenne maintenant ! » on trouve un poème à la mémoire de Bronislaw Geremek, qualifié de « frère », de « citoyen » et de « prophète ».

Finalement, c’est peut-être le blogueur Alex de Melun qui a les plus beaux mots à la suite de cette mort « tragique ». Selon lui, Bronislaw Geremek constituait un rempart face à l’euroscepticisme car il « n’avait de cesse de rappeler les fondamentaux humanistes de la construction de l’Union. (…) Avec lui, une étoile européenne vient de s’éteindre ».

Touteleurope.fr avait rencontré à plusieurs reprises l’ancien dissident polonais qui a toujours fait preuve de disponibilité et de courtoisie. A Lille, le 7 mai dernier, il nous avait livré une dernière fois sa vision enthousiaste de la construction européenne :

[Biographie de Bronislaw Geremek]

1 Commentaire

  1. Au bal des hypocrites il y a toujours du monde et je vois que la concurrence est rude. L’hommage de Walesa ? Du n’importe quoi, les deux hommes étaient brouillés depuis bien longtemps. De toute façon, Walesa est brouillé avec tout le monde.
    Geremek était un historien très respectable, mais de là à en faire le père de l’Europe et le théoricien de Solidarnosc, il ne faudrait quant même pas exagérer et surtout oublier les autres.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *