Pour un Parlement européen définitivement … à Strasbourg !

Les pères fondateurs de l’Europe ont souhaité que le Parlement européen siège à Strasbourg. Telle est la volonté que veut aujourd’hui faire respecter la pétition One-City.eu. Le débat n’est pas nouveau, la pétition si. Ses initiateurs défendent l’idée que Strasbourg est un symbole fort pour la construction européenne : « ville biculturelle », la capitale alsacienne a « changé cinq fois de nationalité en moins de 75 ans pour cause de divisions humaines ». Emblème de la réconciliation franco-allemande, Strasbourg devrait être considérée comme « le siège unique du Parlement Européen ».

Cette initiative en faveur d’un siège unique pour le Parlement n’est cependant pas la première, mais d’habitude c’est plutôt Bruxelles qui a les faveurs des pétitionnaires. Ainsi, Cecilia Malmström, actuellement ministre des Affaires européennes en Suède, avait lancé lorsqu’elle était eurodéputée, la pétition « One Seat » qui a largement dépassé le million de signatures. 

One City bénéficie du parrainage de Brigitte Fouré, eurodéputée française membre du groupe PPE-DE. Le choix de Strasbourg permettrait notamment de « rationaliser le fonctionnement du Parlement européen », en « regroupant l’intégralité de [ses] activités » dans une seule ville.

Dans la rubrique « pourquoi signer la pétition ? », d’autres arguments sont évoqués en faveur de la capitale alsacienne. Améliorer l’accessibilité de la ville en favorisant les connexions ferroviaires et faciliter l’accueil des parlementaires en augmentant la capacité hôtelière font partie des priorités à mettre en oeuvre pour permettre à la ville de jouer pleinement son rôle de centre européen. 

Le blogueur Cédric Puisney  se prononce largement pour cette initiative. Il est clair pour lui que le siège de la démocratie européenne se trouve à Strasbourg et doit le rester. Pour étayer l’idée d’un siège unique en Alsace, Cédric Puisney s’appuie sur les traités, qui indiquent clairement que Strasbourg est la ville où siège le Parlement européen. Par ailleurs, cela mettrait un terme aux constants allers et retours des eurodéputés entre Bruxelles, Strasbourg et Luxembourg. Seul regret pour le membre des Jeunes Européens : le manque de soutien politique en faveur de la pétition en dehors de Strasbourg et parmi les eurodéputés, même français ! Il en appelle aux médias européens pour que ceux-ci « relayent le sujet et que la défense de Strasbourg ne soit plus l’apanage de quelques eurofédéralistes Alsaciens ou Allemands ».

Un autre fédéraliste, le président des Jeunes Européens Jan Seifert , ne partage pas l’avis de Cédric Puisney. Pour lui, la campagne « One City » est embarrassante. Un élément semble gêner Jan Seifert : le fait qu’il n’y ait qu’une eurodéputée (française) derrière ce projet et que celle-ci ne soit apparemment pas considérée comme irréprochable dans son travail parlementaire. Dernière pique lancée contre One City : l’absence de traduction de la pétition en allemand.
 
[one-city.eu]

23 commentaires

  1. Le siège de l’UE à Bruxelles facilite de dangereuses confusions UE/OTAN.
    Pour marquer sa personnalité, l’UE devrait s’établir ailleurs, à Strasbourg ou sinon à Bonn ou Francfort. Ainsi, la capitale de l’UE ne serait ni la capitale d’un pays donné ni le siège de l’OTAN

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