A Marseille, la rumeur d’un « non » irlandais de plus en plus pressante

Ce vendredi 13 juin a lieu à Marseille la deuxième édition de l’opération Paroles d’Européens! organisée par le Ministère des Affaires étrangères et européennes. Hasard du calendrier, c’est aujourd’hui que seront connus les résultats du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne. Une échéance-couperet, déterminante pour la suite de la construction européenne, que nul ne pouvait ignorer.

Dès la plénière introductive animée par Jean-Pierre Elkabbach, les invités se posaient la question d’une réaction de l’Europe à un « non » irlandais. Chacun s’essayait à déchiffrer la signification du premier chiffre évoqué – mais pas confirmé, celui de la participation, apparemment faible. Certains parlaient déjà de mauvais signe, étant entendu que les électeurs qui votent contre un projet sont souvent les plus mobilisés.

Au fil de la matinée, les premières rumeurs – toutes négatives – se propageaient parmi les invité s: « Ca s’annonce mal ». « A Dublin, on parle de 60 % de non parmi les bulletins dépouillés ». Sylvie Goulard, en contact permanent avec Dublin, tenait des propos très alarmistes et mettait déjà en garde : « s’il se confirme, le non irlandais ne doit surtout pas être comparé avec le non français. Les enjeux de la campagne étaient différents ».

Vers midi, la tension était palpable. Les visages s’allongeaient et les pro-européens affichaient la mine des mauvais jours. Interrogé par Touteleurope.fr sur les conséquences d’un non irlandais si les rumeurs venaient à se confirmer, l’ancien député européen Philippe Herzog envisageait la suite à donner à ce coup de tonnerre : « la ratification doit se poursuivre, pour mettre les Irlandais face à leurs responsabilités ». Alors que les sessions doivent reprendre, chacun attend désormais la confirmation d’un résultat négatif que tout le monde pressentait sans trop y croire.

1 Commentaire

  1. Sous le ciel irlandais…

    Ah ! ces commentaires des commentateurs patentés sur les vilains Irlandais qu’ont eu le toupet de dire Non au traité européen que les chantres éclairés du libéralisme avancé avaient concocté à l’esqueprès pour faire l’Europe tout bien comme il faut !

    Non mais qu’est-ce que c’est que ces peuples d’Irlande, de France ou d’ailleurs, qui croient que quand on les interroge c’est pour qu’ils donnent leur avis ! Y z’ont pas compris que le référendum c’est comme quand le maître d’école y vous pose une question : vous devez réciter la leçon que le maître vous a expliquée. Et puis aussi dire Merci.

    Velà donc le peuple d’Irlande, après ceux de France et des Pays Bas, qui se pique de donner son avis ! Non mais pour qui y se prennent ces gens du peuple !
    Si on n’y met pas le holà, jusqu’où ira-t-on ? C’est toujours pareil acque les gens du peuple : on leur donne un doigt et y vous prennent tout le bras. On leur donne le droit de vote et y z’en profitent pour donner leur avis. Encore un peu et y voudront décider !

    C’est comme pour la crise de la finance internationale qu’est pas du tout liée à la cupidité et à la voracité des financiers. Non, non, non. C’est, nous expliquent les journalistes salariés de la presse officielle, à cause que les américains pauvres on voulu s’acheter une maison alors qu’y z’ont même pas les pécuniaux pour se la payer. Salauds de pauvres !

    Mais y paraît que les zélites intellectuelles et financières du libéralisme avancé ont trouvé la parade : y vont dissoudre le peuple. Comme ça y pourront décider, bien tranquillement entr’eux, ce qui est bon pour la marche du monde… et aussi pour leurs intérêts. Ah ça mais !

    Pour moi parsonnellement, je demanderais bien l’asile politique en Irlande. Mais y a un truc qui me tracasse : y paraît que les Irlandais n’ont pas encore inventé les pots de Côtes du Rhône. Y z’en sont réduits à ingurgiter une espèce de buvande à base de grains de seigle qu’y z’appellent le rye et qu’est, à ce que prétend le père Coquard, une sorte de ouiski.

    Je crois donc que, tout en rêvant à l’Irlande, je m’en vais continuer à faire de la résistance sur les Pentes de la Croix Rousse, où il n’y pas plus d’orangers que sous le ciel irlandais, mais où les pots de Côtes abondent.

    Gnafron

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