Présidence française de l’UE : un enjeu de mobilisation pour les partisans d’une « autre Europe »

Deux interventions récentes de dirigeants d’associations mobilisées dans la lutte contre la Constitution européenne soulignent l’opportunité pour le mouvement « alter » de profiter de la Présidence française de l’UE pour poursuivre le débat sur l’Europe.

D’abord celle d’Yves Salesse (photo), Président de la Fondation Copernic, dans un texte intitulé « Europe : suite ». Le débat devrait selon lui s’articuler autour d' »un très petit nombre de sujets précis sur lesquels on peut trouver un écho européen et mettre Sarkozy en difficulté. Le tour de table, effectué le 18 février, semble indiquer que l’Europe sociale est le thème le plus porteur, susceptible de trouver un écho dans le mouvement associatif et syndical européen. Sur quoi le concrétiser ? Salaire minimum européen, directive temps de travail, fixation d’un taux plancher d’impôt sur les sociétés ? (…) La présidence française débute en juillet. Il faudrait donc commencer la campagne en mai ».

A signaler également, une tribune intitulée « Le traité de Lisbonne n’est pas la fin de l’Histoire », co-signée par les dirigeants d’ATTAC Sven Giegold, Pierre Khalfa, Alexandra Strickner et Aurélie Trouvé : « En France, la présidence de l’Union européenne sera l’occasion de remettre la question d’une Europe démocratique, sociale, écologique et solidaire au coeur du débat citoyen. Les enjeux sont multiples : élargir notre mobilisation à d’autres acteurs sociaux, nous concentrer sur quelques revendications fortes, et inscrire pleinement nos réflexions et nos actions dans un cadre européen. »

1 Commentaire

  1. En effet, il est probable que la Présidence de l’Union européenne soit une occasion pour nombre de lobbies de faire pression en termes d’agenda et de priorités.

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