Bronisław Geremek invité des Euros du Village

En octobre 2006, la Diète polonaise votait une loi, dite de « lustration », obligeant les personnes exerçant des responsabilités dans l’administration, les médias et certaines entreprises à déclarer si elles avaient ou non collaboré avec la police politique communiste. Pour avoir refusé de signer une telle déclaration, le député européen Bronisław Geremek s’est vu menacé par le gouvernement de perdre son mandat de député européen. En mai 2007, la Cour constitutionnelle polonaise a partiellement invalidé la loi de lustration et confirmé M. Geremek dans ses fonctions. 

Le député européen revient aujourd’hui sur cette affaire dans une interview aux Euros du Village. Il décrit son geste comme un acte de « désobéissance civique » face une « violation de l’Etat de Droit ». S’il condamne la loi de lustration, il n’en juge pas moins indispensable de « libérer [les institutions polonaises] d’une certaine mentalité qui a été formée à l’époque du communisme ».

Interrogé sur le rôle que peut jouer l’UE face aux manquements du gouvernement d’un Etat membre aux principes fondamentaux européens, Bronisław Geremek répond : « la critique de la situation sur la scène publique européenne a certainement une influence sur le comportement de l’opinion publique polonaise. Mais il ne me semble pas que ce soit à l’Union Européenne de s’en occuper d’un point de vue juridique ».

[Les Euros du Village]

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