Margot Wallström : « L’expérience EU Tube est très positive »

Margot Wallström est Vice-présidente de la Commission européenne, en charge des relations intitutionnelles et de la politique de communication de l’UE. Elle tient depuis deux ans un blog, sur lequel elle fait part de son expérience de Commissaire.

Vous avez mis Internet au cœur de la stratégie de communication de la Commission européenne. Deux ans après le lancement du plan D, quel rôle joue ce média dans l’information et le débat sur l’Europe ?

Internet joue un rôle important, au côté des autres moyens de communication. La Commission a toujours utilisé la télévision, la radio et la presse pour communiquer et a très vite considéré Internet comme un média influent à l’audience croissante. En mars 2006, nous avons lancé Debate Europe, un forum de discussion en 23 langues qui a rapidement enregistré des milliers de contributions et plus d’un million de pages vues. Cette initiative complète d’autres volets du « Plan D », comme les visites dans les Etats membres, les programmes de télévision, les réunions dans les mairies, les contacts avec les parlements nationaux…

Vous êtes l’une des quatre Commissaires à tenir un blog sur le portail de la Commission. Que retirez-vous de cette expérience et du contact direct avec le public ?

Je trouve cela très utile pour plusieurs raisons. J’ai commencé ce blog il y a deux ans, comme un moyen d’échanger avec des personnes avec qui je n’aurais probablement jamais été en contact sans cela. C’est très intéressant et utile pour moi de recueillir les réactions de personnes d’origines aussi diverses. Ecrire pour le public m’aide à affiner mes pensées sur de nombreux sujets.

Au début, je dois dire que j’étais un peu choquée par le ton de certains commentaires reçus, notamment de la part d’eurosceptiques britanniques. Mais cela s’est calmé, et j’ai l’impression qu’une petite communauté s’est peu à peu créée autour de ce blog. Il faut parfois que je me rappelle que les commentateurs les plus assidus ne représentent en fait qu’une petite fraction des lecteurs du blog, mais leurs opinions sont intéressantes et nourrissent souvent mes réflexions. L’année dernière, nous avons enregistré près de deux millions de pages vues et nous estimons que le blog compte aujourd’hui 15 000 lecteurs réguliers.

La nouvelle chaîne de vidéos de la Commission européenne bat des records de fréquentation sur YouTube, avec une série de films parfois controversés. La Commission avait-elle prévu que ces vidéos susciteraient un tel ‘buzz’ dans toute l’Europe ?

En réalité, dans la série de clips sur le cinéma européen et les films subventionnés par le programme MEDIA, il n’y a réellement qu’un clip sur les 52 consultables sur la chaîne EU Tube qu’on peut qualifier de « controversé ». Bien entendu, nous espérions beaucoup de visites sur ce site, mais nous n’avions jamais imaginé que l’ensemble de ces vidéos puisse être visionné 5,6 millions de fois en seulement trois semaines ! En fait, le jour du lancement du site, nous comptions déjà 250 000 visionnages. Les indicateurs étaient déjà bons, bien avant que n’éclate cette « controverse ».

Le plus encourageant, ce sont les commentaires que nous avons reçus des utilisateurs de EU Tube, dont la majorité sont positifs. Même si beaucoup de personnes sont venues sur le site d’abord pour voir le fameux clip dont ils avaient entendu parler dans les médias, ils ont regardé et commenté des clips sur tous les types de sujets, comme sur le SIDA ou l’aide humanitaire, le changement climatique, l’énergie, etc. L’expérience EU Tube est donc très positive !

4 commentaires

  1. Lettre d’un grand père allemand à son petit-fils français

    LA CONSTITUTION FRANCAISE DE L’EUROPE

    Mon cher petit-fils,

    J’ai été surpris de voir ton esprit civique à un âge où on se fout pas mal de pareilles billevesées. J’ai été encore plus surpris de m’apercevoir que tu avais déjà l’âge d’aller voter. Tu veux que je lise pour toi cette énorme et confuse élucubration et que je t’en fasse un résumé assorti de conseils judicieux.
    Je l’ai relue dans cette optique et je te fais grâce d’explications détaillées.
    La présentation est un peu ringarde car, elle ignore superbement la norme AFNOR de numérotation des chapitres, titres et sous-titres. Le repérage est pénible.
    C’est donc une constitution française pour l’Europe. On y retrouve la « patte » de l’Ecole Nationale d’Administration, familière à tous les lecteurs du « JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ». En l’occurrence, c’est précis comme l’analyse d’un avion renifleur. On y retrouve une forme et une subtilité spirituelle déjà appréciés avec la législation sur l’invention de l’avoir fiscal, sur l’imposition des plus values, et les réglementations catastrophiques sur le « regroupement familial », enfin tout ce qu’un journaliste appelait avec humour « l’autoritarisme mou ».
    Comme dans nos lois inapplicables (littoral et SRU 2000, Etc.…), le verbe pouvoir remplace le verbe devoir, ce qui permet aux décideurs une abstention légale et une inefficacité certaine. Là encore, le législateur laisse la décision aux hauts fonctionnaires et aux juges administratifs. Enfin, comme dans toutes les législations françaises, les dérogations abondamment prévues transforment les meilleures intentions en vœux pieux parfaitement inutiles.
    Lorsqu’il a fallu abandonner le droit régalien de « battre monnaie », on n’a pas eu besoin de constitution. L’impossibilité de faire tourner la planche à billets, pour boucher les trous du budget par des dévaluations, ne permet plus le déficit budgétaire programmé, ni la gestion sur une hypothétique croissance.
    Ignorant superbement cet incontournable postulat, la constitution imaginée par des Inspecteurs des Finances, entérine les mauvaises manières de la quatrième République, ressuscitées par François MITTERAND et poursuivies par les « blancs bonnets » qui ont succédé aux « bonnets blancs ». Les mêmes se retrouvent avec bonheur pour approuver des deux mains ce qui condamne le système.
    Que dire de cette phrase de l’article I – 16 (2) qui prévoit la nécessité d’une coopération loyale entre les rouages de cette organisation farfelue. Une coopération loyale ? Cela va sans dire et cela va encore mieux en ne le disant pas. On a vu ce que cela donnait pour accompagner la douteuse intervention américaine en IRAK. Quelle belle et loyale unanimité.
    Enfin, cerise suprême sur le gâteau, la procédure de révision semble inspirée par notre code de l’urbanisme au chapitre de la révision du Plan d’Occupation des Sols (le fameux P.O.S amoindri en P.L.U). Puisqu’on peut la réviser, à quoi sert-elle si le suffrage universel n’intervient plus ?
    Le rêve d’une Europe centrée sur le fameux « noyau dur de base », se répandant comme une tache d’huile destinée à s’étendre, en intensité, par l’unification des institutions, fiscales, économiques et sociales, ne se traduit pas dans ce verbiage vaseux.
    A vouloir tout prévoir, on s’enferme dans un carcan parfaitement irréaliste. Le plus étonnant c’est de voir l’Allemagne avaler de telles couleuvres. Il est vrai qu’engourdie dans une repentance obligatoire des jeunes générations pour les folies de leurs anciens, elle n’ose plus rien dire. En lisant cette débauche de verbiage de la constitution française de l’Europe, on peut se remémorer l’affiche de la propagande allemande de 1938 : Un balai « européen » dépoussiérait devant la porte en expulsant un coq bleu blanc rouge, courroucé, avec des livres et des journaux à la mode française. La légende :
    « Dehors le fatras français », est redevenue d’actualité.
    Il suffira de remplacer le nom d’un des journaux balayés par celui de « constitution française pour l’Europe », pour rajeunir l’affiche.
    Mon cher petit fils, je n’ai pas le droit de choisir pour toi. Je déplore que le vote « blanc » n’ait pas de signification. Il serait si bon qu’il corresponde, non à un refus total, mais à la réclamation d’un organigramme cohérent assurant le succès de l’application. Je vais donc, moi aussi, employer ce fameux verbe pouvoir.

    Au OUI des vaincus on peut préférer le NON de la résistance.

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