14 juillet : la revanche des symboles européens

Cette année, la fête nationale s’est mise à l’heure européenne… et la Toile européenne s’en réjouit. La Parisienne de Cafebabel.com était sur les Champs Elysées pour assister au défilé des 26 délégations européennes qui ont accompagné l’armée française pour son traditionnel passage en revue. La Parisienne a relevé des différences dans les façons de défiler des militaires européens, même si ceux-ci s’étaient ralliés au rythme français pour l’occasion. 

Jean Quatremer note que, à l’heure où les symboles de l’UE sont retirés du traité réformateur, la démarche de Nicolas Sarkozy mérite un « bravo« . Shatki, l’un des commentateurs de ce billet, rappelle à cette occasion l’objectif premier de l’Union dans le discours de Robert Schuman (lu au cours du défilé ): « garantir la paix sur le vieux continent ».

Le Taurillon parle d’une « bonne nouvelle », en apportant une nuance toute fédéraliste car c’est un système intergouvernemental qui est promu à cette occasion. En outre, « il est difficile de parler d’un symbole fort de l’unité européenne et des progrès dans le domaine de la défense, sachant que la défense est le bras armée de la politique étrangère et qu’il n’existe aucune vision commune sur des sujets de grande importance ».

Robert Toulemon profite de cette initiative, qu’il juge « heureuse », pour rappeler que les dispositions concernant la défense commune ont été reprises intactes dans le projet de traité réformateur, et notamment la clause générale de solidarité.

L’Européen jamais content
a passé un très bon 13 juillet. Il est allé au bal… à Sarrebruck, en Allemagne, où la fête nationale française est célébrée chaque année. Mais ce qui restera gravé dans sa mémoire reste le défilé. Il espère que, bientôt, le 9 mai deviendra « tout aussi attractif ».

10 commentaires

  1. Ca faisait chaud au coeur de vivre ce 14 juillet européen, avec le soleil en plus au rendez vous. L’espoir est reparu, après un conseil européen qui m’avait complètement dépité.

  2. Sarkozy ne fait que reprendre la terminologie et la conception européenne qui prévalent depuis les débuts de la construction européenne. On ne va pas lui demander non plus, alors que la France a dit »non » au TCE, de crier sur les toits que son pays (dont il est la voix) est à fond pour le fédéralisme ! D’ailleurs, Schuman était le premier à se rendre compte que la naissance de la « fédération européenne » prendrait du temps, et à prôner le pragmatisme en ce domaine : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. » (les citations son extraites de son discours du 9 mai 1950). Ce réalisme porte à partager davantage la vision européenne de Delors et de sa « fédération des nations » que celle des utopistes du fédéralisme.

  3. Il me semble tout de meme que le discours de Sarkozy sur l’Europe, tres néo-gaulliste, est bien loin des idéaux des peres fondateurs, de Schuman a Spaak. Ca ne me derange pas plus que cela, l’idealisme fédéraliste me fatigue aussi, mais il faut tout de meme le noter. Pas sur de bien saisir en quoi evoquer l’Europe des nations a avoir avec le rejet du TCE. Perso, c’est plus une remarque, encore une fois, neo-gaulliste sur la grandeur de la France.

  4. Depuis les pères fondateurs, personne n’a plus jamais tenu leur discours… en tout cas pas ceux qui étaient en mesure d’agir pour concrétiser les discours.
    Pour le coup, je ne vois pas en quoi l’expression « l’Europe des nations » est une « remarque néo-gaulliste sur la grandeur de la France ». C’est tarte à la crème. Même si, bien sûr, Sarkozy a cette vision là de la place qu’il veut voir occuper par la France, l’expression est juste la plus ocnsensuelle utilisée depuis des années.
    Pour le « non » au TCE, je soulignais juste que, de sa part, il parait logique de ne pas hurler son enthousiasme communautaire, en parlant de fédération européenne par exemple, après un rejet de la population. C’est l’inverse qui aurait paru bizarre, d’aller à l’encontre de ce que la voix de son peuple a apparemment dit, non ?
    Ne faisons pas la fine bouche : on s’approche d’une relance de l’Europe, ça se savoure déjà en soi ;-)

  5. Bonne initiative que ce blogue.
    Il devient de plus en plus évident qu’à mesure que l’intégration progresse, l’anglais devient la lingua franca de l’UE (je vous épargne tous les détails que vous devez connaître, par exemple la langue de travail des « battle troops » européennes, Erasmus mundus, etc.).
    Ma question pour le site Touteleurope : quand allez-vous traiter de ce délicat problème quasiment tabou ?

  6. @Thomas : en effet, à quoi la France a vraiment dit « non » reste la grande inconnue ; il semble que la libéralisation des services (la fameuse proposition de directive Bolkestein) ait cristallisé de nombreuses craintes, fondées ou plus irrationnelles. Et il est vrai que je n’ai pas souvenir que le fédéralisme ait été évoqué comme la bête noire du TCE.

  7. Je trouve curieux que personne n’ait repris les symboles de l’Europe antique. Le loup était le symbole l’Europe par excellence. Durant l’antiquité tous les peuples européens le vénèraient. Tous prétendaient descendre des loup. Grecs, Romains, Etrusque, Celtes, Daces, Slaves, Germanique, Nordiques… Même les turcs. Il y presque cent ans, les kémalistes choisirent l’orientation vers l’Occident, il réécrire et rendirent l’histoire du peuple turc conforme aux traditions européennes en faisant références à des croyances relative aux loups dans le but de faire correspondre l’histoire antique de leur pays avec celle de l’Europe antique. Les nationaliste adoptèrent le loup comme emblème à ce moment.

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