Un référendum sur le traité simplifié ?

La volonté de Nicolas Sarkozy de faire ratifier le futur traité européen par voie parlementaire serait-elle compromise par la composition de la nouvelle Assemblée ?

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon, l’une des figures du « non » de gauche, retranscrit une interview accordée à Marianne 2007.fr au lendemain du second tour des législatives :  » »Pour que le mini-traité soit adoptable par voie parlementaire, comme le souhaite Nicolas Sarkozy, il faut une modification de la Constitution. (…) Or pour cela, il faut un vote ratifié par une majorité des 3/5ème du Parlement ». Avec plus de 200 sièges, l’opposition serait donc « en situation – au minimum d’imposer une discussion au gouvernement – au maximum d’obliger la droite à opérer par scrutin référendaire » ».


Certains blogueurs ont aussitôt réagi à cet argumentaire. Ceteris Paribus refait le calcul et aboutit au même résultat que Jean-Luc Mélenchon. Mais dans un premier temps, il estime que cela n’aura aucune incidence sur la ratification du futur traité, avant de nuancer son propos à la lecture d’un billet de Jean Quatremer. Le journaliste de Libération donne raison au sénateur de l’Essonne d’un point de vue juridique (le fait que notre Constitution fasse référence au traité constitutionnel depuis 2005 rend nécessaire une nouvelle révision), mais n’imagine pas que l’opposition puisse réclamer l’organisation d’un référendum :  » »Il faudrait que les socialistes, les verts et le modem jouent, en bloc, la politique du pire ce qui paraît difficilement imaginable ».

Domaguil (Quoi de neuf en Europe?) n’envisage cette hypothèse qu’en dernier ressort :  » »le débat sur le traité serait alors aussi le moyen de mettre chacun face à ses responsabilités, et notamment, pour le parti socialiste, l’occasion de compter les eurosceptiques et les ‘euroconstructifs' ».

[Blog de Jean-Luc Mélenchon]

3 commentaires

  1. Je viens vous laissez l’adresse de mon blog spécialement sur l’Europe : http://www.comprendreleurope.blogspot.com
    et j’ai dit non en 2005 pour le référendum mais pour une concertation avec les Européens de l’avenir de l’Europe qui doit se faire avec tout le monde et ne pas laisser les technocrates pensés à notre place comme ils le font depuis toujours en France comme en Europe.

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